Poésies, 1887
Le tombeau de Charles Baudelaire
Le temple enseveli divulgue par la boucheSépulcrale d’égout bavant boue et rubisAbominablement quelque idole AnubisTout le museau flambé comme un aboi farouche
Ou que le gaz récent torde la mèche loucheEssuyeuse on le sait des opprobres subisIl allume hagard un immortel pubisDont le vol selon le réverbère découche
Quel feuillage séché dans les cités sans soirVotif pourra bénir comme elle se rasseoirContre le marbre vainement de Baudelaire
Au voile qui la ceint absente avec frissonsCelle son Ombre même un poison tutélaireToujours à respirer si nous en périssons
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 14(abab) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 6 de 8)· profil 7, 8, 6+6
- Mots à la rime
- a bouche / Anubis masculine, classiqueb rubis / farouche féminine, classiquea louche / pubis masculine, classiqueb subis / découche féminine, classiquea soir / Baudelaire féminine, classiqueb rasseoir / frissons masculine, classiqueb tutélaire féminine, classiquec périssons masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources