Poésies, 1887
« Quelle soie aux baumes de temps »
Quelle soie aux baumes de tempsOù la Chimère s’exténueVaut la torse et native nueQue, hors de ton miroir, tu tends !
Les trous de drapeaux méditantsS’exaltent dans notre avenue :Moi, j’ai ta chevelure nuePour enfouir mes yeux contents.
Non ! La bouche ne sera sûreDe rien goûter à sa morsure,S’il ne fait, ton princier amant,
Dans la considérable touffeExpirer, comme un diamant,Le cri des Gloires qu’il étouffe.
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 19(aa) 1(abab)
- Mètre
- Vers de 7, 10, 12 et 6 syllabes (4 de 7, 4 de 10, 4 de 12, 2 de 6)· profil 6, 7, 8, 4−6, 6−6
- Mots à la rime
- a temps / s’exténue féminine, classiqueb nue / tends masculine, classiquea méditants / avenue masculine, classiqueb nue / contents féminine, classiquea sûre / amant féminine, classiqueb morsure / touffe masculine, non classiqueb diamant / étouffe masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.7· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources