Poésies, 1887
III. « Une dentelle s’abolit »
Une dentelle s’abolitDans le doute du Jeu suprêmeÀ n’entr’ouvrir comme un blasphèmeQu’absence éternelle de lit.
Cet unanime blanc conflitD’une guirlande avec la même,Enfui contre la vitre blêmeFlotte plus qu’il n’ensevelit.
Mais chez qui du rêve se doreTristement dort une mandoreAu creux néant musicien
Telle que vers quelque fenêtreSelon nul ventre que le sien,Filial on aurait pu naître.
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 22(aa)
- Mètre
- Vers de 8, 7 et 10 syllabes (10 de 8, 2 de 7, 2 de 10)· profil 7, 8, 5−5, 6+6
- Mots à la rime
- a s’abolit / suprême masculine, classiqueb blasphème / lit masculine, classiquea conflit / même féminine, classiqueb blême / n’ensevelit masculine, classiquea dore / mandore masculine, classiqueb musicien / fenêtre féminine, classiqueb sien / naître masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 5.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources