Poésies, 1887
Remémoration d’amis belges
À des heures et sans que tel souffle l’émeuveToute la vétusté presque couleur encensComme furtive d’elle et visible je sensQue se dévêt pli selon pli la pierre veuve
Flotte ou semble par soi n’apporter une preuveSinon d’épandre pour baume antique le tempsNous immémoriaux quelques-uns si contentsSur la soudaineté de notre amitié neuve
Ô très chers rencontrés en le jamais banalBruges multipliant l’aube au défunt canalAvec la promenade éparse de maint cygne
Quand solennellement cette cité m’appritLesquels entre ses fils un autre vol désigneÀ prompte irradier ainsi qu’aile l’esprit.
Versification
- Forme
- Sonnet élisabéthain (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd efef gg
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a l’émeuve / sens féminine, classiqueb encens / veuve masculine, classiquea preuve / contents féminine, classiqueb temps / neuve masculine, classiquea banal / cygne féminine, classiqueb canal / m’apprit masculine, classiqueb désigne / l’esprit féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources