Poésies, 1887
Tombeau
Anniversaire — Janvier 1897.
Le noir roc courroucé que la bise le rouleNe s’arrêtera ni sous de pieuses mainsTâtant sa ressemblance avec les maux humainsComme pour en bénir quelque funeste moule.
Ici presque toujours si le ramier roucouleCet immatériel deuil opprime de maintsNubiles plis l’astre mûri des lendemainsDont un scintillement argentera la foule.
Qui cherche, parcourant le solitaire bondTantôt extérieur de notre vagabond —Verlaine ? Il est caché parmi l’herbe, Verlaine
À ne surprendre que naïvement d’accordLa lèvre sans y boire ou tarir son haleineUn peu profond ruisseau calomnié la mort.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 8(abab) 2(aa)
- Mètre
- Octosyllabes· profil 6, 7, 8
- Mots à la rime
- a roule / humains féminine, classiqueb mains / moule masculine, classiquea roucoule / lendemains féminine, classiqueb maints / foule masculine, classiquea bond / Verlaine masculine, classiqueb vagabond / d’accord féminine, classiqueb haleine masculine, classiquec mort féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources