Poésies, 1887
I. « Tout Orgueil fume-t-il du soir »
Tout Orgueil fume-t-il du soir,Torche dans un branle étoufféeSans que l’immortelle boufféeNe puisse à l’abandon surseoir !
La chambre ancienne de l’hoirDe maint riche mais chu trophéeNe serait pas même chaufféeS’il survenait par le couloir.
Affres du passé nécessairesAgrippant comme avec des serresLe sépulcre de désaveu,
Sous un marbre lourd qu’elle isoleNe s’allume pas d’autre feuQue la fulgurante console.
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 15(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et heptasyllabes (12 de 8, 2 de 7)· profil 7, 8
- Mots à la rime
- a soir / bouffée masculine, classiqueb étouffée / surseoir féminine, classiquea l’hoir / chauffée féminine, classiqueb trophée / couloir masculine, classiquea nécessaires / désaveu masculine, classiqueb serres / isole féminine, classiqueb feu féminine, classiquec console masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources