Poésies, 1887
II. « Surgi de la croupe et du bond »
Surgi de la croupe et du bondD’une verrerie éphémèreSans fleurir la veillée amèreLe col ignoré s’interrompt.
Je crois bien que deux bouches n’ontBu, ni son amant ni ma mère,Jamais à la même Chimère,Moi, sylphe de ce froid plafond !
Le pur vase d’aucun breuvageQue l’inexhaustible veuvageAgonise mais ne consent,
Naïf baiser des plus funèbres !À rien expirer annonçantUne rose dans les ténèbres.
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 50(abab) 51(aa) 4(abba) 1(abaab)
- Mètre
- Octosyllabes· profil 5, 6, 7, 8, 3÷6, 4=6, 6+6
- Mots à la rime
- a bond / amère féminine, classiqueb éphémère / s’interrompt masculine, classiquea n’ont / Chimère masculine, classiqueb mère / plafond féminine, classiquea breuvage / consent féminine, classiqueb veuvage / funèbres masculine, classiqueb annonçant masculine, classiquec ténèbres féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.0· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources