Vers de circonstance, 1881‑1898· Théâtre de Valvins 1881-1882
Triolets
Un de ces triolets était dit à chaque représentation au lever du rideau.
Notre violon n’attend plusQu’un signe de Monsieur le MaireCet orchestre que j’énumère,Notre violon, n’attend plus.Déjà, sur les prés chevelus,La lune verse sa chimère.Notre violon n’attend plusQu’un signe de Monsieur le Maire.
Quiconque passe sur la bergeSi l’on veut rire, c’est ici.Mieux qu’un vin notre joie hébergeQuiconque passe sur la bergeSans payer, nous tenons aubergePour ceux de Chine ou d’Héricy.Quiconque passe sur la bergeSi l’on veut rire, c’est ici.
Je vois là-bas Monsieur ProsperRire comme trois dans sa mancheLa rente serait-elle au pair ?Je vois là-bas Monsieur ProsperNous, que notre jeu soit super-Fin, tout autant que le DimancheJe vois là-bas Monsieur ProsperRire comme trois dans sa manche.
Débuter devant Il SignorN’est pas d’un talent qui s’ignore.Nous allons, ce dont je m’honore,Débuter devant Il Signor.Fasse le ciel qu’il nous signe, orBravos et louange sonore :Débuter devant Il SignorN’est pas d’un talent qui s’ignore.
Avec le soleil nous partonsPour revenir au temps des rosesSans or, ô Gilles et Martons,Avec le soleil nous partons.Mais il reste dans nos cartonsDe quoi chasser les jours morosesAvec le soleil nous partonsPour revenir au temps des roses
40 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers de circonstance, ÉDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1920· Sources