Des vers, 1868‑1880· Appendice· Vers inédits
Le sommeil du mandarin
Sur sa table de nacre‖ au reflet argenté,La lune souriait‖ aux tours de porcelaine,Et trois dames causant‖ au milieu de la plaineJetaient comme cet astre‖ une étrange clarté.
Et tandis que le vent‖ soufflait au loin sa plainte,Mollement étendu‖ sur des tapis soyeux,Sous les rayons fleuris‖ de sa lanterne peinteLe mandarin Von-Thang‖ avait fermé les yeux.
Pendant qu’il regardait‖ tranquillement la flammeQui versait du plafond‖ ses filets de couleur,Un songe était venu‖ voltiger sur son âme,Comme un oiseau de pourpre‖ au-dessus d’une fleur.
Paris, 1872.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a argenté / clarté masculine, classiqueb porcelaine / plaine féminine, classiquea plainte / peinte féminine, classiqueb soyeux / yeux masculine, classiquea flamme / âme féminine, classiqueb couleur / fleur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, LOUIS CONNARD LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1908· numérisation ÉFÉLÉ· Sources