L’adieu, 1873
XXXII. « A m’avouer pour son amant »
A m’avouer pour son amantIl faudra bien qu’on s’habitue.— Du marbre pur, rose et charmant.J’ai fait jaillir une statue.
J’ai taillé le bloc de façonQue ma main s’y puisse connaître ;Et l’on doit garder le soupçonQue je demeurerai son maître.
Des bras pourront la posséderEt fléchir sous sa blanche étreinte ;Nul œil jaloux la regarder,Sans qu’il y trouve mon empreinte !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a amant / charmant masculine, classiqueb s’habitue / statue féminine, classiquea façon / soupçon masculine, classiqueb connaître / maître féminine, classiquea posséder / regarder masculine, classiqueb étreinte / empreinte féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources