L’adieu, 1873
XXI. « Comment aurait-elle pu »
Comment aurait-elle pu,Quand je le pouvais à peine,Renouer le fil rompuDe notre vie incertaine ?
Les baisers sont des baisers.Les caresses, des caresses.Les bonheurs sont malaisésQuand on n’a que ces richesses.
Le soir même, doux et clair,Conspire à donner la fièvre.Plein d’étoiles, il a l'airD’une vitrine d’orfèvre.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a pu / rompu masculine, classiqueb peine / incertaine féminine, classiquea baisers / malaisés masculine, classiqueb caresses / richesses féminine, classiquea clair / l'air masculine, classiqueb fièvre / d’orfèvre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources