L’adieu, 1873
XI. « Du temps que tu fus tout mon bien »
Du temps que tu fus tout mon bien,O tête bien-aimée et folle,Par caprice tu voulais bienVoir à mon front une auréole.
Dans les tableaux, un nimbe d’orLuit sur la tête des apôtres ;Nous n’avons pas ce beau décor :Nous sommes faits comme les autres.
Les sonnets les plus triomphantsSe font très-simplement en somme.Si les femmes sont des enfants,Un poëte n’est rien qu’un homme.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a bien masculine, classiqueb folle / auréole féminine, classiquea d’or / décor masculine, classiqueb apôtres / autres féminine, classiquea triomphants / enfants masculine, classiqueb somme / homme féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources