L’adieu, 1873
XIX. « Les poëtes sont des rois »
Les poëtes sont des roisEn effet très-ridicules.Ils ont peut-être des droitsSur les vagues crépuscules,
Sur les nuits, sur les soleils,Sur les choses ténébreuses,Et sur les baisers vermeilsDe leurs belles amoureuses.
Ils ne peuvent, tout est là !A la femme brune ou blonde,Sauf leurs rimes de gala,Donner les biens de ce monde.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rois / droits masculine, classiqueb très-ridicules / crépuscules féminine, classiquea soleils / vermeils masculine, classiqueb ténébreuses / amoureuses féminine, classiquea là / gala masculine, classiqueb blonde / monde féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources