L’adieu, 1873
XXIII. « Quand les malheureux ont l'été »
Quand les malheureux ont l'étéEt le soleil pour leur sourire,Il semble qu’un peu de gaîtéVienne atténuer leur martyre.
Mais l'hiver, quand il fait si froid,Malgré la force coutumière,L’espérance cède et décroîtAinsi que la douce lumière.
Avant que le ciel ne soit bleu,L’amant triste, la lèvre aride,N’a plus même le coin du feu,Où la place laissée est vide.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a l'été / gaîté masculine, classiqueb sourire / martyre féminine, classiquea froid / décroît masculine, classiqueb coutumière / lumière féminine, classiquea bleu / feu masculine, classiqueb aride / vide féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources