Petits Poèmes d’Automne, 1895· Âme d’automne
XII. « Les sept fontaines sont taries »
Les sept fontaines sont tariesQui jaillissaient dans la grand'placeDe la ville où la populaceAccourait rire aux féeries.
Sur le palais dont les cent porchesNe s’ouvriront plus à l’attente,Tombe la nuit épouvantante,Lourdement, sans bruit ni torches.
La danse est dansée aux terrassesOù ne vibreront plus de cordes :Le Conquérant, avec ses hordes,A passé, fuyant ses traces.
Seule parmi les fleurs fanées,Celle qui survit à la vieFile en chantant à voix ravieLe lin rouge des années.
Là-bas la route des désastresMonte vers la montagne sombreOù la Fileuse entend, dans l’ombre,Tonner la chute des astres.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Octosyllabes et heptasyllabes (15 de 8, 5 de 7)· profil 7, 8
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a taries / féeries féminine, classiqueb grand'place / populace féminine, classiquea porches / torches féminine, classiqueb l’attente / épouvantante féminine, classiquea terrasses / traces féminine, classiqueb cordes / hordes féminine, classiquea fanées / années féminine, classiqueb vie / ravie féminine, classiquea désastres / astres féminine, classiqueb sombre / l’ombre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits Poèmes d’Automne, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1895· numérisation Project Gutenberg· Sources