Petits Poèmes d’Automne, 1895· Amour d’automne
XI. « Nous avons quitté ce soir la grand’ville »
Nous avons quitté‖ ce soir la grand’villeOù nous marchions seuls,‖ les yeux dans les yeux.Entends-tu là-bas,‖ comme des adieux,Les cloches des morts‖ sonner la vigile ?
Le soleil n’est plus,‖ ô sœur puérile,Mais n’ayons pas peur‖ de l’ombre en les cieux ;Nous saurons trouver,‖ après les aïeux,La bonne maison‖ d’accueil et d’asile,
Celle de ta croix‖ où Dieu promet l’or,La myrrhe et l’encens‖ et tout sou trésorAux pauvres amants‖ frappant à sa porte.
Prie un peu pourtant‖ pour le péché d'hier,Et donne la main‖ si faible et si forte :Voici venir l’heure‖ où l'on voit, moins clair.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Mots à la rime
- a grand’ville / vigile féminine, classiqueb yeux / adieux masculine, classiquea puérile / d’asile féminine, classiqueb cieux / aïeux masculine, classiquea l’or / trésor masculine, classiqueb porte / forte féminine, classiquea d'hier / clair masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits Poèmes d’Automne, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1895· numérisation Project Gutenberg· Sources