Petits Poèmes d’Automne, 1895· Amour d’automne
VII. « Tu vins vers moi par les vallées »
Tu vins vers moi par les valléesOù s’effeuillaient les azalées,O sœur des heures en allées !
Ta toison était de couleurRousse, et ta bouche de douleurPareille à la mort d’une fleur.
Tes yeux semblaient des cieux d’automne.Où le dernier orage tonne,Mélancolique et monotone.
Ta voix chantant la mort d’un roi.Fut toute la femme pour moi,Fol alors en quête de foi.
Et ces lèvres d’enfant mauvaiseQue seul le sang d’Amour apaiseQu’ont-elles dit qu’il faut qu’on taise ?
Ah ! rien, sinon qu’Amour est mortSur notre seuil de mal abordOù sourit le masque du Sort.
Je me souviens qu’en les valléesTombaient les fleurs des azalées,Au cours des heures en allées.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a vallées / azalées / allées féminine, classiquea couleur / douleur / fleur masculine, classiquea d’automne / tonne / monotone féminine, classiquea roi / moi / foi masculine, classiquea mauvaise / apaise / taise féminine, classiquea mort / abord / Sort masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits Poèmes d’Automne, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1895· numérisation Project Gutenberg· Sources