Poésies, 1801‑1815· Odes d’Anacréon
ODE XX. Les vœux
Niobé, par l'ordre des dieux,Devint rocher : de PhilomèleLa triste sœur fendit les cieux,Changée en rapide hirondelle.Amour le sait, j'aimerais mieuxDevenir le miroir fidèleQui souvent attire vos yeux,L'heureux vêtement qui vous presse,Le flot discret qui vous caresse,Ou ce réseau de pourpre et d'orQui trahit le double trésorDe votre gorge enchanteresse.Collier, je tiendrais embrasséLes contours de ce cou d'albâtre ;Cothurne, je serais presséDu pied charmant que j'idolâtre.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[ababcbc] 1[aabba] 1[abab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a dieux / cieux masculine, classiqueb Philomèle / hirondelle / fidèle féminine, classiquec mieux / yeux masculine, classiqued presse / caresse / enchanteresse féminine, classiquee d'or / trésor masculine, classiquef embrassé / pressé masculine, classiqueg d'albâtre / j'idolâtre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources