Poésies, 1801‑1815· Épigrammes
Vers adressés par Millevoye a M. de Pongerville
Les châtelains de nos romansNe sont pas grands sorciers peul-être ;Mais de fidèles nécromansOnt tous de l'esprit pour leur maître.Vous prouvez par les vers charmants,Dons de la muse qui vous aime,Qu'on peut, en fait d'enchantements,Faire. ses affaires soi-même.
Du moment qu'on est arrivéDans ces manoirs d'étrange sorte,Un vieux pont de fer est levéQui s'oppose à ce qu'on en sorte.Pour retenir qui vous fuiraitVous possédez certain attraitQui sur les ponts-levis l'emporte ;Et, par cet aimable secret,Dé votre château l'on pourraitBaisser les ponts, ouvrir la porte,Que personne n'en sortirait.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(ababcdcd) 1(ababccdeede)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 huitain, 1 onzain
- Mots à la rime
- a romans / nécromans masculine, classiqueb peul-être / maître féminine, classiquec charmants / d'enchantements masculine, classiqued aime / soi-même féminine, classiquea arrivé / levé masculine, classiqueb sorte féminine, classiquec fuirait / attrait masculine, classiqued l'emporte / porte féminine, classiquee secret / pourrait / sortirait masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources