Les Potages FEYEUX, 1869
Semoule d’Italie
D’aspect simple, n’ayant rien de prime-sautier,La bourgeoise Semoule appelle la faïence,La soupière massive arrondissant sa panseOù reluit l’art naïf du Rouen et du Moustier.
Céréale modeste ange de bienfaisance,Elle répand ses dons parmi le monde entier.L’oncle qui s’en nourrit trompant mainte espérance,Refait son estomac et nargue l’héritier.
Robuste au grand parent et légère à l’adulte,Dans toutes les maisons elle est l’objet d’un culte.En fait-on des gâteaux il faut voir les babys
Devant ce panthéon spongieux ébaubis,Battre gaîment des mains près de leur mère heureuse !Acte de Florian ! Intérieur de Greuze !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Potages FEYEUX, PARIS, H. Bataille, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources