Le pèlerin passionné, 1891· Autant en emporte le vent
Épître
Et votre chevelure comme des grappes d'ombres,Et ses bandelettes‖ à vos tempes,Et la kabbale‖ de vos yeux latents, —Madeline-aux-serpents,‖ Madeline.
Madeline, Madeline,Pourquoi vos lèvres à mon cou, ah, pourquoiVos lèvres entre les‖ coups de hache du Roi !Madeline, et les‖ cordaces et les flûtes,Les flûtes, les pas d'amour, les flûtes, vous les voulûtes.
Hélas, Madeline, la fête,‖ Madeline,Ne berce plus‖ les flots au bord de l'Île,Et mes bouffons ne crèvent‖ plus des cerceauxAu bord de l'Île,‖ pauvres bouffons,Pauvres bouffons‖ que couronne la sauge !Et mes litières s'effeuillent aux ornières, toutes mes litières à grands pansDe nonchaloir,‖ Madeline-aux-serpents.
Versification
- Mètre
- Vers de 10, 9, 11 et 12 syllabes (4 de 10, 3 de 9, 3 de 11, 2 de 12, 1 de 7, 1 de 13, 1 de 14, 1 de 21)· profil 4÷5, 4÷6, 4÷7, 5÷6, 6=6, 13i, 14i
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources