Le pèlerin passionné, 1891· Autant en emporte le vent
L’investiture
Nous longerons la‖ grille du parc,A l'heure où la Grande‖ Ourse décline ;Et tu porteras —‖ car je le veux —Parmi les bandeaux‖ de tes cheveuxLa fleur nommée asphodèle.
Tes yeux regarderont mes yeux ; —A l'heure où la Grande‖ Ourse décline.Et mes yeux auront la couleurDe la fleur nommée asphodèle.
Tes yeux regarderont mes yeux.Et vacillera tout ton être,Comme le mythique rocherVacillait, dit-on, au toucherDe la fleur nommée asphodèle.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes et ennéasyllabes (8 de 8, 5 de 9, 1 de 7)· profil 8, 5−4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources