Les stances, 1899· Le premier livre des stances
VIII. « Les roses que j’aimais s’effeuillent chaque jour »
Les roses que j’aimais‖ s’effeuillent chaque jour ;Toute saison n’est pas‖ aux blondes pousses neuves ;Le zéphyr a soufflé‖ trop longtemps ; c’est le tourDu cruel aquilon‖ qui condense les fleuves.Vous faut-il, Allégresse,‖ enfler ainsi la voix,Et ne savez-vous point‖ que c’est grande folie,Quand vous venez sans cause‖ agacer sous mes doigtsUne corde vouée‖ à la Mélancolie ?
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a jour / tour masculine, classiqueb neuves / fleuves féminine, classiquec voix / doigts masculine, classiqued folie / Mélancolie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources