Les stances, 1899· Le cinquième livre des stances
V. « Lieux où mes lentes nuits aiment à s’écouler »
Lieux où mes lentes nuits‖ aiment à s’écouler,Ô chère porteDe mon Paris, déjà‖ le vent a fait roulerLa feuille morte.Bientôt sous la lueur‖ de la lampe, aux refletsDu brasier sombre,Pensif, j’écouterai‖ heurter à mes voletsL’aile du Nombre.Et moi, que l’amitié,‖ l’amour et la douceur,Tout abandonne,Je veux goûter, avec‖ le tabac, le berceurExtrême automne.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Tétrasyllabes et alexandrins (6 de 4, 6 de 12)· profil 4, 6+6
- Mots à la rime
- a s’écouler / rouler masculine, classiqueb porte / morte féminine, classiquec reflets / volets masculine, classiqued sombre / Nombre féminine, classiquee douceur / berceur masculine, classiquef abandonne / automne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources