Les stances, 1899· Le deuxième livre des stances
VII. « Quand pourrai-je, quittant tous les soins inutiles »
Quand pourrai-je, quittant‖ tous les soins inutilesEt le vulgaire ennui‖ de l’affreuse cité,Me reconnaître enfin,‖ dans les bois, frais asiles,Et sur les calmes bords‖ d’un lac plein de clarté !Mais plutôt, je voudrais‖ songer sur tes rivages,Mer, de mes premiers jours‖ berceau délicieux :J’écouterai gémir‖ tes mouettes sauvages,L’écume de tes flots‖ rafraîchira mes yeux.Ah, le précoce hiver‖ a-t-il rien qui m’étonne ?Tous les présents d’avril,‖ je les ai dissipés,Et je n’ai pas cueilli‖ la grappe de l’automne,Et mes riches épis,‖ d’autres les ont coupés.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a inutiles / asiles féminine, classiqueb cité / clarté masculine, classiquec rivages / sauvages féminine, classiqued délicieux / yeux masculine, classiquee m’étonne / l’automne féminine, classiquef dissipés / coupés masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources