Les stances, 1899· Le premier livre des stances
XIII. « Rompant soudain le deuil de ces jours pluvieux »
Rompant soudain le deuil‖ de ces jours pluvieux,Sur les grands marronniers‖ qui perdent leur couronne,Sur l’eau, sur le tardif‖ parterre et dans mes yeuxTu verses ta douceur,‖ pâle soleil d’automne.Soleil, que nous veux-tu ?‖ Laisse tomber la fleur !Que la feuille pourrisse‖ et que le vent l’emporte !Laisse l’eau s’assombrir,‖ laisse-moi ma douleurQui nourrit ma pensée‖ et me fait l’âme forte.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a pluvieux / yeux masculine, classiqueb couronne / d’automne féminine, classiquec fleur / douleur masculine, classiqued l’emporte / forte féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources