Les Syrtes, 1884
Chimæra
J'allumai la clarté‖ mortuaire des lustresAu fond de la crypte où‖ se révulse ton œil,Et mon rêve cueillit‖ les fleuraisons palustresPour ennoblir ta chair‖ de pâleur et de deuil.
Je proférai les sons‖ d'étranges palatales,Selon les rites des‖ trépassés nécromants,Et sur ta lèvre teinte‖ au sang des digitalesFermentèrent soudain‖ des philtres endormants.
Ainsi je t'ai créé‖ de la suprême essence,Fantôme immarcessible‖ au front d'astres nimbé,Pour me purifier‖ de la concupiscence,Pour consoler mon cœur‖ dans l'opprobre tombé.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a lustres / palustres féminine, classiqueb œil / deuil masculine, classiquea palatales / digitales féminine, classiqueb nécromants / endormants masculine, classiquea essence / concupiscence féminine, classiqueb nimbé / tombé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Syrtes, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1892· numérisation poesies.net· Sources