Les Syrtes, 1884
Les roses jaunes
Les roses jaunes‖ ceignent les troncsDes grands platanes,‖ dans le jardinOù c'est comme un‖ tintement soudainD'eau qui s'égoutte‖ en les bassins ronds.
Nul battement‖ d'ailes, au matin ;Au soir, nul souffle‖ couchant les frontsDes lis pâlis,‖ et des liseronsPâlis au clair‖ de lune incertain.
Et dans ce calme‖ où la fraîcheur tombe,C'est comme un apaisement de tombe,Comme une mort‖ qui lente viendrait
Sceller nos yeux‖ de sa main clémente,Dans ce calme où‖ rien ne se lamenteOu par l'espace,‖ ou par la forêt.
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab ccd eed
- Mètre
- Ennéasyllabes· profil 4÷5
- Mots à la rime
- a troncs / ronds masculine, classiqueb jardin / soudain masculine, classiquea matin / incertain masculine, classiqueb fronts / liserons masculine, classiquea tombe féminine, classiqueb viendrait / forêt masculine, classiquea clémente / lamente féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Syrtes, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1892· numérisation poesies.net· Sources