Les Syrtes, 1884
« Les bras qui se nouent en caresses pâmées »
Les bras qui se nouent‖ en caresses pâmées,Le cordial bu‖ du baiser animal,Les cheveux qu'on tord,‖ les haleines humées,Des nerfs énervés‖ apaisent-ils le mal ?
Ô nos visions‖ les toujours affamées !Ô les vœux sonnant‖ ainsi qu'un faux métal !En nos âmes, inéluctables Némées,Qui viendra terrasser‖ le monstre fatal ?
Et puisqu'il faut que‖ toutes coupes soient brèves,Puisqu'il faut en vain‖ sur d'impossibles grèvesChercher le népenthès‖ et le lotus d'or ;
Ne vaudrait-il mieux‖ le désir qu'on triture :Ne vaudrait-il mieux‖ te voler ta pâture,Dégoût carnassier,‖ ô funèbre condor !
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Hendécasyllabes· profil 5÷6
- Mots à la rime
- a pâmées / humées féminine, classiqueb animal / mal masculine, classiquea affamées / Némées féminine, classiqueb métal / fatal masculine, classiquea brèves / grèves féminine, classiqueb d'or / condor masculine, classiquea triture / pâture féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Syrtes, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1892· numérisation poesies.net· Sources