Les Nuits d’hiver, 1861
À Hélène
Enveloppé d'épaisse prose,Comme de flanelle un frileux,Laisse parler l'esprit morose,Qui s'est trop pressé d'être vieux.Le chardon médit de la rose ;C'est le péché des envieux.
Puisque la providence est bonne,Et répand d'une même mainLe bluet qu'on tresse en couronneParmi le blé qui fait le pain,Profitons des biens qu'elle donne :Aujourd'hui vaut mieux que demain !
Pourrais-tu donc perdre sans peineAinsi ta plus belle saison ?Lorsque Dieu, d'amour la main pleine,Fait sa divine semaison,Tu peux ouvrir ton cœur, Hélène,Le semeur bénit sa moisson.
1854
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(ababab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a prose / morose / rose féminine, classiqueb frileux / vieux / envieux masculine, classiquea bonne / couronne / donne féminine, classiqueb main / pain / demain masculine, classiquea peine / pleine / Hélène féminine, classiqueb saison / semaison / moisson masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Nuits d’hiver, M. Levy,Paris, 1868· numérisation FRANTEXT· Sources