Poésies nouvelles, 1852
A la même
Quand, par un jour de pluie,‖ un oiseau de passageJette au hasard un cri‖ dans un chemin perdu,Au fond des bois fleuris,‖ dans son nid de feuillage,Le rossignol pensif‖ a parfois répondu.
Ainsi fut mon appel‖ de votre âme entendu,Et vous me répondez‖ dans notre cher langage.Ce charme triste et doux,‖ tant aimé d'un autre âge,Ce pur toucher du cœur,‖ vous me l'avez rendu.
Était-ce donc bien vous ?‖ Si bonne, et si jolie,Vous parlez de regrets‖ et de mélancolie.— Et moi peut-être aussi,‖ j'avais un cœur blessé.
Aimer n'importe quoi,‖ c'est un peu de folie.Qui nous rapportera‖ le bouquet d'OphélieDe la rive inconnue‖ où les flots l'ont laissé ?
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab baab ccd ccd
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a passage / feuillage féminine, classiqueb perdu / répondu masculine, classiquea entendu / rendu masculine, classiqueb langage / âge féminine, classiquea jolie / mélancolie féminine, classiqueb blessé / laissé masculine, classiquea folie / d'Ophélie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources