Poésies nouvelles, 1852
Sonnet a madame M. n
— Je vous ai vue enfant,‖ maintenant que j'y pense,Fraîche comme une rose‖ et le cœur dans les yeux.— Je vous ai vu bambin,‖ boudeur et paresseux ;Vous aimiez lord Ryron,‖ les grands vers et la danse.
Ainsi nous revenaient‖ les jours de notre enfance,Et nous parlions déjà‖ le langage des vieux ;Ce jeune souvenir‖ riait entre nous deux,Léger comme un écho,‖ gai comme l'espérance.
Le lâche craint le temps‖ parce qu'il fait mourir ;Il croit son mur gâté‖ lorsqu'une fleur y pousse.O voyageur ami,‖ père du souvenir !
C'est ta main consolante,‖ et si sage et si douce,Qui consacre à jamais‖ un pas fait sur la mousse,Le hochet d'un enfant,‖ un regard, un soupir.
Mai 1843.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdc ddc
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pense / danse féminine, classiqueb yeux / paresseux masculine, classiquea enfance / l'espérance féminine, classiqueb vieux / deux masculine, classiquea mourir / souvenir / soupir masculine, classiqueb pousse / douce / mousse féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources