Poésies nouvelles, 1852
Chanson de Fortunio
Si vous croyez que je vais direQui j'ose aimer,Je ne saurais, pour un empire,Vous la nommer.
Nous allons chanter à la ronde,Si vous voulez,Que je l'adore et qu'elle est blondeComme les blés.
Je fais ce que sa fantaisieVeut m'ordonner,Et je puis, s'il lui faut ma vie,La lui donner.
Du mal qu'une amour ignoréeNous fait souffrir,J'en porte l'âme déchiréeJusqu'à mourir.
Mais j'aime trop pour que je dieQui j'ose aimer,Et je veux mourir pour ma mie,Sans la nommer.
1836.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Tétrasyllabes et octosyllabes (10 de 4, 10 de 8)· profil 4, 8
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a dire / empire féminine, classiqueb aimer / nommer masculine, classiquea ronde / blonde féminine, classiqueb voulez / blés masculine, classiquea fantaisie / vie féminine, classiqueb m'ordonner / donner masculine, classiquea ignorée / déchirée féminine, classiqueb souffrir / mourir masculine, classiquea die / mie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources