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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies nouvelles, 1852

Dupont et Durand

Alfred de Musset· DIALOGUE· distiques, alexandrins, 263 vers

DURAND

Mânes de mes aïeux,‖ quel embarras mortel !J'invoquerais un dieu,‖ si je savais lequel.Voilà bientôt trente ans‖ que je suis sur la terre,Et j'en ai passé dix‖ à chercher un libraire.Pas un être vivant‖ n'a lu mes manuscrits,Et seul dans l'univers‖ je connais mes écrits !

DUPONT

Par l'ombre de Brutus,‖ quelle fâcheuse affaire !Mon ventre est plein de cidre‖ et de pommes de terre.J'en ai l'âme engourdie,‖ et, pour me réveiller,Personne à qui parler‖ des œuvres de Fourier !En quel temps vivons-nous ?‖ Quel dîner déplorable !

DURAND

Que vois-je donc là-bas ?‖ Quel est ce pauvre diableQui dans ses doigts transis‖ souffle avec désespoir,Et rôde en grelottant‖ sous un mince habit noir ?J'ai vu chez Flicoteau‖ ce piteux personnage.

DUPONT

Je ne me trompe pas.‖ Ce morne et plat visage,Cet œil sombre et penaud,‖ ce front préoccupé,Sur ces longs cheveux gras‖ ce grand chapeau râpéC'est mon ami Durand,‖ mon ancien camarade.

DURAND

Est-ce toi, cher Dupont ?‖ Mon fidèle Pylade,Ami de ma jeunesse,‖ approche, embrassons-nous.Tu n'es donc pas encore‖ à l'hôpital des fous ?J'ai cru que tes parents‖ t'avaient mis à Bicêtre.

DUPONT

Parle bas. J'ai sauté‖ ce soir par la fenêtre,Et je cours en cachette‖ écrire un feuilleton.Mais toi, tu n'as donc pas‖ ton lit à Charenton ?L'on m'avait dit pourtant‖ que ton rare génie…

DURAND

Ah, Dupont ! que le monde‖ aime la calomnie !Quel ingrat animal‖ que ce sot genre humain,Et que l'on a de peine‖ à faire son chemin !

DUPONT

Frère, à qui le dis-tu ?‖ Dans le siècle où nous sommeJe n'ai que trop connu‖ ce que valent les hommes.Le monde, chaque jour,‖ devient plus entêté,Et tombe plus avant‖ dans l'imbécillité.

DURAND

Te souvient-il, Dupont,‖ des jours de notre enfance,Lorsque, riches d'orgueil‖ et pauvres de science,Rossés par un sous-maître‖ et toujours paresseux,Dans la crasse et l'oubli‖ nous dormions tous les deuxQue ces jours bienheureux‖ sont chers à ma mémoire !

DUPONT

Paresseux ! tu l'as dit.‖ Nous l'étions avec gloire ;Ignorants, Dieu le sait !‖ Ce que j'ai fait depuisA montré clairement‖ si j'avais rien appris.Mais quelle douce odeur‖ avait le réfectoire !Ah ! dans ce temps du moins‖ je pus manger et boire !Courbé sur mon pupitre,‖ en secret je lisaisDes bouquins de rebut‖ achetés au rabais.Barnave et Desmoulins‖ m'ont valu des férules ;De l'aimable Saint-Just‖ les touchants opusculesReposaient sur mon cœur,‖ et je tendais la mainAvec la dignité‖ d'un sénateur romain.Tu partageas mon sort,‖ lu manquas tes études.

DURAND

Il est vrai, le génie‖ a ses vicissitudes.Mon crâne ossianique‖ aux lauriers destinéDu bonnet d'âne alors‖ fut parfois couronné.Mais l'on voyait déjà‖ ce dont j'étais capable.J'avais d'écrivailler‖ une rage incurable ;Honni de mes pareils,‖ moulu de coups de poing,Je rimais à l'écart,‖ accroupi dans un coin.Dès l'âge de quinze ans,‖ sachant à peine lire,Je dévorais Schiller,‖ Dante, Goethe, Shakspeare ;Le front me démangeait‖ en lisant leurs écrits.Quant à ces polissons‖ qu'on admirait jadis,Tacite, Cicéron,‖ Virgile, Horace, Homère,Nous savons, Dieu merci !‖ quel cas on en peut faire.Dans les secrets de l'art‖ prompte à m'initier,Ma muse, en bégayant,‖ tentait de plagier ;J'adorais tour à tour‖ l'Angleterre et l'Espagne,L'Italie, et surtout‖ l'emphatique Allemagne.Que n'eussé-je pas fait‖ pour savoir le patoisQue le savetier Sachs‖ mit en gloire autrefois !J'aurais certainement‖ produit un grand ouvrage.Mais, forcé de parler‖ notre ignoble langage,J'ai du moins fait serment,‖ tant que j'existerais,De ne jamais écrire‖ un livre en bon français ;Tu me connais ; tu sais‖ si j'ai tenu parole.

DUPONT

Quand arrive l'hiver,‖ l'hirondelle s'envole ;Ainsi s'est envolé‖ le trop rapide tempsOù notre ventre à jeun‖ put compter sur nos dents.Quels beaux croûtons de pain‖ coupait la ménagère !

DURAND

N'eu parlons plus ; ce monde‖ est un lieu de misère.Sois franc, je t'en conjure,‖ et dis-moi ton destin.Que fis-tu tout d'abord‖ loin du quartier latin ?

DUPONT

Quand ?

DURAND

Lorsqu’à dix-neuf ans tu sortis du collège.

DUPONT

Ce que je fis ?

DURAND

Oui, parle.

DUPONT

Eh ! mon ami, qu’en sais-jeJ'ai fait ce que l'oiseau‖ fait en quittant son nid,Ce que put le hasard‖ et ce que Dieu permit.

DURAND

Mais encor ?

DUPONT

Rien du tout. J’ai flâné dans les rues,J'ai marché devant moi,‖ libre, bayant aux grues ;Mal nourri, peu vêtu,‖ couchant dans un grenierDont je déménageais‖ dès qu'il fallait payer ;De taudis en tandis‖ colportant ma misère,Ruminant de Fourier‖ le rêve humanitaire,Empruntant çà et là‖ le plus que je pouvais,Dépensant un écu‖ sitôt que je l'avais ;Délayant de grands mots‖ en phrases insipides ;Sans chemise et sans bas,‖ et les poches si videsQu'il n'est que mon esprit‖ au monde d'aussi creux :Tel je vécus, râpé,‖ sycophante, envieux.

DURAND

Je le sais ; quelquefois,‖ de peur que tu ne meures,Lorsque ton estomac‖ criait : « Il est six heures ! »J'ai, dans ta triste main,‖ glissé, non sans regret,Cinq francs, que tu courais‖ perdre chez Benazet.Mais que fis-tu plus tard ?‖ car lu n'as pas, je pense,Mené jusqu'aujourd'hui‖ cette affreuse existence ?

DUPONT

Toujours ! J'atteste ici‖ Brutus et SpinosaQue je n'ai jamais eu‖ que l'habit que voilà.Et comment en changer ?‖ A qui rend-on justice ?On ne voit qu'intérêt,‖ convoitise, avarice.J'avais fait un projet…‖ je te le dis tout bas…Un projet !… mais au moins‖ tu n'en parleras pas…C'est plus beau que Lycurgue,‖ et rien d'aussi sublimeN'aura jamais paru,‖ si Ladvocat m'imprime.L'univers, mon ami,‖ sera bouleversé.On ne verra plus rien‖ qui ressemble au passé ;Les riches seront gueux‖ et les nobles infâmes ;Nos maux seront des biens,‖ les hommes seront femmes,El les femmes seront…‖ tout ce qu'elles voudront.Les plus vieux ennemis‖ se réconcilieront,Le Russe avec le Turc,‖ l'Anglais avec la France,La foi religieuse‖ avec l'indifférence,El le drame moderne‖ avec le sens commun.De rois, de députés,‖ de ministres, pas un ;De magistrats, néant ;‖ de lois, pas davantage.J'abolis la famille‖ et romps le mariage ;Voilà ! Quant aux enfants,‖ en feront qui pourront.Ceux qui voudront trouver‖ leurs pères, chercheront.Du reste, on ne verra,‖ mon cher, dans les campagnes,Ni forêts, ni clochers,‖ ni vallons, ni montagnes.Chansons que tout cela !‖ Nous les supprimerons,Nous les démolirons,‖ comblerons, brûlerons.Ce ne seront partout‖ que houilles et bitumes,Trottoirs, masures, champs,‖ plantés de bons légumes,Carottes, fèves, pois,‖ et qui veut peut jeûner ;Mais nul n'aura du moins‖ le droit de bien dîner.Sur deux rayons de fer‖ un chemin magnifique,De Paris à Pékin,‖ ceindra ma république.Là, cent peuples divers,‖ confondant leur jargon,Feront une Babel‖ d'un colossal wagon.Là, de sa roue en feu,‖ le coche humanitaireUsera jusqu'aux os‖ les muscles de la terre.Du haut de ce vaisseau‖ les hommes stupéfaitsNe verront qu'une mer‖ de choux et de navets.Le monde sera propre‖ et net comme une écuelle ;L'Humanitairerie‖ en fera sa gamelle,Et le globe rasé,‖ sans barbe ni cheveux,Comme un grand potiron‖ roulera dans les cieux.Quel projet, mon ami !‖ quelle chose admirable !A d'aussi vastes plans‖ rien est-il comparable ?Je les avais écrits‖ dans mes moments perdus.Croirais-tu bien, Durand,‖ qu'on ne les a pas lus ?Que veux-tu ? Notre siècle‖ est sans yeux, sans oreilles.Offrez-lui des trésors,‖ montrez-lui des merveilles ;Pour aller à la Bourse,‖ il vous tourne le dos.Ceux-là nous font des lois,‖ et ceux-ci des canaux ;On aime le plaisir,‖ l'argent, la bonne chère ;On voit des fainéants‖ qui labourent la terre ;L'homme de notre temps‖ ne veut pas s'éclairer,Et j'ai perdu l'espoir‖ de le régénérer.Mais loi, quel fut ton sort ?‖ A ton tour sois sincère.

DURAND

Je fus d'abord garçon‖ chez un vétérinaire.On me donnait par mois‖ dix-huit livres dix sous.Mais il me déplaisait‖ de me mettre à genouxPour graisser le sabot‖ d'une bête malade,Dont je fus mainte fois‖ payé d'une ruade.Fatigué du métier,‖ je rompis mon licou,Et, confiant en Dieu,‖ j'allai sans savoir où.Je m'arrêtai d'abord‖ chez un marchand d'estampesQui, pour certains romans,‖ faisait des culs-de-lampes.J'en fis durant deux ans.‖ Dans de méchants écritsJe glissais à tâtons‖ de plus méchants croquis.Ce travail ignoré‖ me servit par la suite ;Car je rendis ainsi‖ mon esprit parasite,L'accoutumant au vol,‖ le greffant sur autrui.Je me lassai pourtant‖ du rôle d'apprenti.J'allai dîner un jour‖ chez le père La Tuile ;J'y rencontrai Dubois,‖ vaudevilliste habile,Grand buveur, comme on sait,‖ grand chanteur de couplets,Dont la gaîté vineuse‖ emplit les cabarets.Il m'apprit l'orthographe‖ et corrigea mon style.Nous fîmes à nous deux‖ le quart d'un vaudeville,Aux théâtres forains‖ lequel fut présenté,Et refusé partout‖ à l'unanimité.Cet échec me fut dur,‖ et je sentis ma bileMonter en bouillonnant‖ à mon cerveau stérile.Je résolus d'écrire,‖ en rentrant au logis,Un ouvrage quelconque,‖ et d'étonner Paris.De la soif de rimer‖ ma cervelle obsédéePour la première fois‖ eut un semblant d'idée.Je tirai mon verrou ;‖ j'eus soin de m'entourerDe tous les écrivains‖ qui pouvaient m'inspirer.Soixante in-octavos‖ inondèrent ma table.J'accouchai lentement‖ d'un poëme effroyable.La lune et le soleil‖ se battaient dans mes vers ;Venus avec le Christ‖ y dansait aux enfers.Vois combien ma pensée‖ était philosophique :De tout ce qu'on a fait‖ faire un chef-d'œuvre unique,Tel fut mon but : Bramah,‖ Jupiter, Mahomet,Platon, Job, Marmoutel,‖ Néron et Bossuet,Tout s'y trouvait ; mon œuvre‖ est l'immensité même.Mais le point capital‖ de ce divin poëme,C'est un chœur de lézards‖ chantant au bord de l'eau.Racine n'est qu'un drôle‖ auprès d'un tel morceau.On ne m'a pas compris ;‖ mon livre symbolique,Poudreux, mais vierge encor,‖ n'est plus qu'une relique.Désolant résultat,‖ triste virginité !Mais vers d'autres destins‖ je me vis emporté.Le ciel me conduisit‖ chez un vieux journaliste,Charlatan ruiné,‖ jadis séminariste,Qui, dix fois dans sa vie‖ à bon marché vendu,Sur les honnêtes gens‖ crachait pour un écu.De ce digne vieillard‖ j'endossai la livrée.Le fiel suintait déjà‖ de ma plume altérée.Je me sentis renaître‖ et mordis au métier.Ah ! Dupont, qu'il est doux‖ de tout déprécier !Pour un esprit mort-né,‖ convaincu d'impuissance,Qu'il est doux d'être un sot,‖ et d'en tirer vengeance !A quelque vrai succès‖ lorsqu'on vient d'assister,Qu'il est doux de rentrer‖ et de se déboîter,Et de dépecer l'homme,‖ et de salir sa gloire,Et de pouvoir sur lui‖ vider une écritoire,Et d'avoir quelque part‖ un journal inconnuOù l'on puisse à plaisir‖ nier ce qu'on a vu !Le mensonge anonyme‖ est le bonheur suprême.Écrivains, députés,‖ ministres, rois, Dieu même,J'ai tout calomnié‖ pour apaiser ma faim.Malheureux avec moi‖ qui jouait au plus fin !Courait-il dans Paris‖ une histoire secrète,Vite je l'imprimais‖ le soir dans ma gazette,El rien ne m'échappait.‖ De la rue au salon,Les graviers, en marchant,‖ me restaient au talon.De ce temps scandaleux‖ j'ai su tous les scandales,Et les ai racontés.‖ Ni plaintes, ni cabales,Ne m'eussent fait fléchir,‖ sois-en bien convaincu…Mais lu rêves, Dupont ;‖ à quoi donc penses-tu ?

DUPONT

Ah ! Durand, si du moins‖ j'avais un cœur de femmeQui sût par quelque amour‖ consoler ma grande âme !Mais, non ; j'étale en vain‖ mes grâces dans Paris.Il en est de ma peau‖ comme de tes écrits ;Je l'offre à tout venant,‖ et personne n'y touche.Sur mon grabat désert,‖ en grondant je me couche,El j'attends ; — rien ne vient.‖ — C'est de quoi se noyer !

DURAND

Ne fais-tu rien le soir‖ pour te désennuyer ?

DUPONT

Je joue aux dominos‖ quelquefois chez Procope.

DURAND

Ma foi, c'est un beau jeu.‖ L'esprit s'y développe ;Et ce n'est pas un homme‖ à faire un quiproquo,Celui qui juste à point‖ sait faire domino.Entrons dans un café.‖ C'est aujourd'hui dimanche.

DUPONT

Si lu veux me tenir‖ quinze sous sans revanche,J’y consens.

DURAND

Un instant ! Commençons par jouerLa consommation‖ d'abord pour essayer.Je vais boire à tes frais,‖ pour sûr, un petit verre.

DUPONT

Les liqueurs me font mal.‖ Je n'aime que la bière.Qu’as-tu sur loi ?

DURAND

Trois sous.

DUPONT

Entrons au cabaret.

DURAND

Après vous.

DUPONT

Après vous.

DURAND

Après vous, s’il vous plaît.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
127((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a mortel / lequel masculine, classiqueb terre / libraire féminine, classiquec manuscrits / écrits masculine, classiquea affaire / terre féminine, classiqueb réveiller / Fourier masculine, classiquec déplorable / diable féminine, classiqueb désespoir / noir masculine, classiquec personnage / visage féminine, classiqueb préoccupé / râpé masculine, classiquec camarade / Pylade féminine, classiqueb embrassons-nous / fous masculine, classiquec Bicêtre / fenêtre féminine, classiqueb feuilleton / Charenton masculine, classiquec génie / calomnie féminine, classiqueb humain / chemin masculine, classiquea somme / hommes féminine, non classiqueb entêté / l'imbécillité masculine, classiquea enfance / science féminine, classiqueb paresseux / deux masculine, classiquec mémoire / gloire féminine, classiqueb depuis / appris masculine, classiquec réfectoire / boire féminine, classiqued lisais / rabais masculine, classiquee férules / opuscules féminine, classiquef main / romain masculine, classiqueg études / vicissitudes féminine, classiqueb destiné / couronné masculine, classiquec capable / incurable féminine, classiqued poing / coin masculine, non classiquee lire / Shakspeare féminine, classiquef écrits / jadis masculine, classiqueg Homère / faire féminine, classiqueh m'initier / plagier masculine, classiquei l'Espagne / Allemagne féminine, classiquej patois / autrefois masculine, classiquek ouvrage / langage féminine, classiquel j'existerais / français masculine, classiquem parole / s'envole féminine, classiqueb temps / dents masculine, classiquec ménagère / misère féminine, classiqueb destin / latin masculine, classiquea Quand / collège / fis / parle / je féminine, classiqueb nid / permit masculine, classiquea encor / rues / grues féminine, classiqueb grenier / payer masculine, classiquec misère / humanitaire féminine, classiqued pouvais / l'avais masculine, classiquee insipides / vides féminine, classiquef creux / envieux masculine, classiquea meures / heures féminine, classiqueb regret / Benazet masculine, classiquec pense / existence féminine, classiquea Spinosa / voilà masculine, classiqueb justice / avarice féminine, classiquec bas / pas masculine, classiqued sublime / m'imprime féminine, classiquee bouleversé / passé masculine, classiquef infâmes / femmes féminine, classiqueg voudront / réconcilieront masculine, classiqueh France / l'indifférence féminine, classiquei commun / un masculine, classiquej davantage / mariage féminine, classiquek pourront / chercheront masculine, classiquel campagnes / montagnes féminine, classiquem supprimerons / brûlerons masculine, classiquen bitumes / légumes féminine, classiqueo jeûner / dîner masculine, classiquep magnifique / république féminine, classiqueq jargon / wagon masculine, classiquer humanitaire / terre féminine, classiques stupéfaits / navets masculine, classiquet écuelle / gamelle féminine, classiqueu cheveux / cieux masculine, classiquev admirable / comparable féminine, classiquew perdus / lus masculine, classiquex oreilles / merveilles féminine, classiquey dos / canaux masculine, classiquez chère / terre féminine, classiquea s'éclairer / régénérer masculine, classiqueb sincère / vétérinaire féminine, classiqueb sous / genoux masculine, classiquec malade / ruade féminine, classiqued licou / où masculine, classiquee d'estampes / culs-de-lampes féminine, classiquef écrits / croquis masculine, classiqueg suite / parasite féminine, classiqueh autrui / d'apprenti masculine, classiquei Tuile / habile féminine, classiquej couplets / cabarets masculine, classiquek style / vaudeville féminine, classiquel présenté / l'unanimité masculine, classiquem bile / stérile féminine, classiquen logis / Paris masculine, classiqueo obsédée / d'idée féminine, classiquep m'entourer / m'inspirer masculine, classiqueq table / effroyable féminine, classiquer vers / enfers masculine, classiques philosophique / unique féminine, classiquet Mahomet / Bossuet masculine, classiqueu même / poëme féminine, classiquev l'eau / morceau masculine, classiquew symbolique / relique féminine, classiquex virginité / emporté masculine, classiquey journaliste / séminariste féminine, classiquez vendu / écu masculine, classiquea livrée / altérée féminine, classiqueb métier / déprécier masculine, classiquec d'impuissance / vengeance féminine, classiqued d'assister / déboîter masculine, classiquee gloire / écritoire féminine, classiquef inconnu / vu masculine, classiqueg suprême / même féminine, classiqueh faim / fin masculine, classiquei secrète / gazette féminine, classiquej salon / talon masculine, classiquek scandales / cabales féminine, classiquel convaincu / penses-tu masculine, classiquea femme / âme féminine, classiqueb Paris / écrits masculine, classiquec touche / couche féminine, classiqued noyer / désennuyer masculine, classiquea Procope / développe féminine, classiqueb quiproquo / domino masculine, classiquec dimanche / revanche féminine, classiquea consens / jouer / essayer masculine, classiqueb verre / bière féminine, classiquea loi / sous / cabaret / vous / plaît masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

263 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources