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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies nouvelles, 1852

Silvia

A MADAME ***

Alfred de Musset· octosyllabes et décasyllabes, 372 vers

Il est donc vrai,‖ vous vous plaignez aussi,Vous dont l'œil noir,‖ gai comme un jour de fête,Du monde entier‖ pourrait chasser l'ennui.Combien donc pesait le souciQui vous a fait baisser la tête ?C'est, j'imagine,‖ un aussi lourd fardeauQue le roitelet de la fable ;Ce grand chagrin qui vous accableMe fait souvenir du roseau ;Je suis bien loin d'être le chêne.Mais, dites-moi,‖ vous qu'en un autre temps(Quand nos aïeux‖ vivaient en bons enfants)J'aurais nommée Iris,‖ ou Philis, ou Climène,Vous qui, dans ce siècle bourgeois,Osez encor‖ me permettre parfoisDe vous appeler ma marraine,Est-ce bien vous‖ qui m'écrivez ainsi,Et songiez-vous‖ qu'il faut qu'on vous réponde ?Savez-vous que, dans votre ennui,Sans y penser,‖ madame et chère blonde,Vous me grondez comme un ami ?Paresse est manque de courage,Dites-vous ; s'il en est ainsi,Je vais me remettre à l'ouvrage.Hélas ! l'oiseau revient au nid,Et quelquefois même à la cage.Sur mes lauriers‖ on me croit endormi ;C'est trop d'honneur‖ pour un instant d'oubli,Et dans mon lit‖ les lauriers n'ont que faire.Ce ne serait pas mon affaire.Je sommeillais‖ seulement à demi,A côté d'un brin de verveineDont le parfum vivait à peine.Et qu'en rêvant j'avais cueilli.Je l'avouerai,‖ ce coupable silence,Ce long repos,‖ si maltraité de vous,Paresse, amour,‖ folie ou nonchalance,Tout ce temps perdu me fut doux.Je dirai plus,‖ il me fut profitable ;Et si jamais‖ mon inconstant espritSait revêtir de quelque fableCe que la vérité m'apprit,Je vous paraîtrai moins coupable.Le silence est un conseillerQui dévoile plus d'un mystère ;Et qui veut un jour bien parlerDoit d'abord apprendre à se taire.Et quand on se tairait toujours,Du moment qu'on vit et qu'on aime,Qu'importe le reste ? et vous-même,Quand avez-vous compté les jours ?Et puisqu'il faut‖ que tout s'évanouisse,N'est-ce donc pas‖ une folle avarice,De conserver comme un trésorCe qu'un coup de vent nous enlève ?Le meilleur de ma vie‖ a passé comme un rêveSi léger qu'il m'est cher encor.Mais revenons à vous,‖ ma charmante marraine.Vous croyez donc vous ennuyer ?Et l'hiver qui s'en vient,‖ rallumant le foyer,A fait rêver la châtelaine.Un roman, dites-vous,‖ pourrait vous égayer ;Triste chose à vous envoyer !Que ne demandez-vous‖ un conte à La Fontaine ?C'est avec celui-là‖ qu'il est bon de veiller ;Ouvrez-le sur votre oreiller,Vous verrez se lever l'aurore.Molière l'a prédit,‖ et j'en suis convaincu,Bien des choses auront vécuQuand nos enfants liront encoreCe que le bonhomme a conté,Fleur de sagesse et de gaîté.Mais quoi ! la mode vient,‖ et tue un vieil usage.On n'en veut plus,‖ du sobre et franc langageDont il enseignait la douceur,Le seul français,‖ et qui vienne du cœur ;Car, n'en déplaise à l'Italie,La Fontaine, sachez-le bien,En prenant tout, n'imita rien ;Il est sorti‖ du sol de la patrie,Le vert laurier‖ qui couvre son tombeau ;Comme l'antique, il est nouveau.Ma protectrice bien-aimée,Quand votre lettre parfuméeEst arrivée‖ à votre enfant gâté,Je venais de causer‖ en toute libertéAvec le grand ami, Shakspeare.Du sujet, cependant,‖ Boccace était l'auteur ;Car il féconde tout,‖ ce charmant inventeur ;Même après l'autre,‖ il fallait le relire.J'étais donc seul,‖ ses Nouvelles en main,Et de la nuit‖ la lueur azurée,Se jouant avec le matin,Étincelait‖ sur la tranche doréeDu petit livre florentin ;Et je songeais,‖ quoi qu'on dise ou qu'on fasse,Combien c'est vrai‖ que les Muses sont sœurs ;Qu'il eut raison,‖ ce pinceau plein de grâce,Qui nous les montre‖ au sommet du Parnasse,Comme une guirlande de fleurs !La Fontaine a ri dans Boccace,Où Shakspeare fondait en pleurs.Sera-ce trop‖ que d'enhardir ma museJusqu'à tenter‖ de traduire à mon tourDans ce livre amoureux‖ une histoire d'amour ?Mais tout est bon qui vous amuse.Je n'oserais,‖ si ce n'était pour vous ;Car c'est beaucoup‖ que d'essayer ce styleTant oublié,‖ qui fut jadis si doux,Et qu'aujourd'hui l'on croit facile.

Il fut donc, dans notre cité,Selon ce qu'on nous a conté(Boccace parle ainsi ;‖ la cité, c'est Florence),Un gros marchand,‖ riche, homme d'importance.Qui de sa femme eut un enfant,Après quoi, presque sur-le-champ,Ayant mis ordre à ses affaires,Il passa de ce monde ailleurs.La mère survivait ;‖ on nomma des tuteurs,Gens loyaux, prudents et sévères,Capables de se faire honneurEn gardant les biens d'un mineur.Le jouvenceau,‖ courant le voisinage,Sentit d'abord douceur de cœurPour une fille de son âgeQui pour père avait un tailleur ;Et peu à peu,‖ l'enfant devenant homme,Le loups changea‖ l'habitude en amour,De telle sorte que JérômeSans voir Silvia‖ ne pouvait vivre un jour.A son voisin‖ la fille accoutuméeAima bientôt‖ comme elle était aimée.De ce danger‖ la mère s'avisa,Gronda son fils,‖ longtemps moralisa,Sans rien gagner‖ par force ou par adresse.Elle croyait que la richesseEn ce monde doit tout changer,Et d’un buisson peut faire un oranger .Ayant donc pris‖ les tuteurs à partie,La mère dit :‖ « Cet enfant que voici,» Lequel n'a pas‖ quatorze ans, Dieu merci !» Va désoler‖ le reste de ma vie.» Il s'est si bien amouraché» De la fille d'un mercenaire,» Qu'un de ces jours,‖ s'il n'en est empêché,» Je vais me réveiller grand'mère.» Soir ni matin,‖ il ne la quille pas.» C'est, je crois, Silvia qu'on l'appelle ;» Et s'il doit voir‖ quelque autre dans ses bras,» Il se consumera pour elle.» Il faudrait donc,‖ avec votre agrément,» L'éloigner par quelque voyage ;» Il est jeune, la fille est sage,» Elle l'oubliera sûrement ;Et nous le marierons‖ à quelque honnête femme. »Les tuteurs dirent que la dameAvait parlé fort sagement :» Te voilà grand,‖ dirent-ils à Jérôme,» Il est bon de voir du pays.» Va-t'en passer‖ quelques jours à Paris,» Voir ce que c'est qu'un gentilhomme,» Le bel usage,‖ et comme on vit là-bas ;» Dans peu de temps tu reviendras, »A ce conseil,‖ le garçon, comme on pense,Répondit qu'il n'en ferait rien,Et qu'il pouvait voir aussi bienComment l'on vivait à Florence.Là-dessus, la mère en fureurRépond d'abord‖ par une grosse injure ;Puis elle prend‖ l'enfant par la douceur ;Ou le raisonne, on le conjure,A ses tuteurs‖ il lui faut obéir ;On lui promet‖ de ne le retenirQu'un an au plus.‖ Tant et tant on le prie,Qu'il cède enfin.‖ Il quitte sa patrie ;Il part, tout plein de ses amours,Comptant les nuits, comptant les jours,Laissant derrière lui‖ la moitié de sa vie.L'exil dura deux ans ;‖ ce long terme passé,Jérôme revint à Florence,Du mal d'amour‖ plus que jamais blessé,Croyant sans doute‖ être récompensé.Mais c'est un grand tort que l'absence.Pendant qu'au loin‖ courait le jouvenceau,La fille s'était mariée.En revoyant‖ les rives de l'Arno,Il n'y trouva que le tombeauDe son espérance oubliée.D'abord il n'en murmura point,Sachant que le monde, en ce point,Agit rarement d'autre sorte.De l'infidèle‖ il connaissait la porte,Et tous les jours‖ il passait sur le seuil,Espérant un signe, un coup d'œil,Un rien, comme on fait quand on aime.Mais tous ses pas furent perdus ;Silvia ne le connaissait plus,Dont il sentit‖ une douleur extrême.Cependant, avant d'en mourir,Il voulut de son souvenirEssayer de parler lui-même.Le mari n'était pas jaloux,Ni la femme bien surveillée.Un soir que les nouveaux épouxChez un voisin‖ étaient à la veillée,Dans la maison,‖ au tomber de la nuit,Jérôme entra,‖ se cacha près du lit,Derrière une pièce de toile ;Car l'époux était tisserand,Et fabriquait‖ cette espèce de voileQu'on met sur un balcon toscan.Bientôt après‖ les mariés rentrèrent,Et presque aussitôt se couchèrent.Dès qu'il entend dormir l'époux,Dans l'ombre, vers Silvia,‖ Jérôme s'achemine,Et lui posant‖ la main sur la poitrine,Il lui dit doucement :‖ « Mon âme, dormez-vous ? »La pauvre enfant,‖ croyant voir un fantôme,Voulut crier ;‖ le jeune homme ajouta :« Ne criez pas.‖ Je suis votre Jérôme. »— « Pour l'amour de Dieu, dit Silvia,» Allez-vous-en, je vous en prie.» Il est passé,‖ ce temps de notre vie» Où notre enfance‖ eut loisir de s'aimer.» Vous voyez, je suis mariée.» Dans les devoirs‖ auxquels je suis liée,» Il ne me sied plus de penser» A vous revoir ni vous entendre.» Si mon mari‖ venait à vous surprendre,» Songez que le moindre des maux» Serait pour moi‖ d'en perdre le repos ;» Songez qu'il m'aime‖ et que je suis sa femme. »A ce discours,‖ le malheureux amantFut navré jusqu'au fond de l'âme.Ce fut en vain‖ qu'il peignit son tourment,Et sa constance et sa misère ;Par prouesse ni par prière,Tout son chagrin‖ ne put rien obtenir.Alors, sentant la mort venir,Il demanda‖ que, pour grâce dernière,Elle le laissât se coucherPendant un instant auprès d'elle,Sans bouger et sans la toucher,Seulement pour se réchauffer,Ayant au cœur‖ une glace mortelle.Lui promettant‖ de ne pas dire un mot,Et qu'il partirait aussitôtPour ne la revoir de sa vie.La jeune femme, ayant‖ quelque compassion,Moyennant la condition,Voulut contenter son envie.Jérôme profila‖ d'un moment de pitié ;Il se coucha près de Silvie.Considérant alors‖ quelle longue amitiéPour celte femme il avait eue,Et quelle était sa cruauté,Et l'espérance‖ à tout jamais perdue,Il résolut‖ dé cesser de souffrir,Et, rassemblant‖ dans un dernier soupirToutes les forces de sa vie,Il serra la main de sa mie,Et rendit l'âme à son côté.Silvia, non sans quelque surprise,Admirant sa tranquillité,Resta d'abord‖ quelque temps indécise.« Jérôme, il faut sortir d'ici,» Dit-elle enfin, l'heure s'avance. »Et, comme il gardait le silence,Elle pensa‖ qu'il s'était endormi.Se soulevant donc à demi.Et, doucement‖ l'appelant à voix basse,Elle étendit la main vers lui,Et le trouva froid comme glace.Elle s'en étonna d'abord ;Bientôt, l'ayant louché plus fort,Et voyant sa peine inutile,Son ami restant immobile,Elle comprit qu'il était mort.Que faire ? Il n'était pas facileDe le savoir‖ en un moment pareil.Elle avisa‖ de demander conseilA son mari,‖ le tira de son somme,Et lui conta‖ l'histoire de JérômeComme un malheur‖ advenu depuis peu,Sans dire à qui, ni dans quel lieu.« En pareil cas,‖ répondit le bonhomme,» Je crois que le meilleur serait» De porter le mort en secret» A son logis,‖ l'y laisser sans rancune,» Car la femme n'a point failli,» Et le mal est à la fortune. »— « C'est donc à nous de faire ainsi, »Dit la femme, et, prenant‖ la main de son mari.Elle lui fit toucher près d'elleLe corps sur son lit étendu.Bien que troublé‖ par ce coup imprévu,L'époux se lève,‖ allume sa chandelle,Et, sans entrer en plus de mots,Sachant que sa femme est fidèle,Il charge le corps sur son dos,A sa maison‖ secrètement l'emporte,Le dépose devant la porte,Et s'en revient‖ sans avoir été vu.Lorsqu'on trouva,‖ le jour étant venu,Le jeune homme couché par ferre,Ce fut une grande rumeur ;El le pire, dans ce malheur,Fut le désespoir de la mère.Le médecin‖ aussitôt consulté,Et le corps partout visité,Comme on n'y vil point de blessure,Chacun parlait à sa façonDe cette sinistre aventure.La populaire opinionFut que l'amour de sa maîtresseAvait jeté Jérôme‖ en celte adversité,Et qu'il était mort de tristesse,Comme c'était la vérité.Le corps fui donc‖ à l'église porté,Et là s'en vint‖ la malheureuse mère,Au milieu des amis en deuil,Exhaler sa douleur amère.Tandis qu'on menait le cercueil,Le tisserand,‖ qui, dans le fond de l'âme,Ne laissait pas d'être inquiet :« Il est bon, dit-il à sa femme,» Que tu prennes ton mantelet,» Et t'en ailles à cette église» Où l'on enterre ce garçon» Qui mourut hier à la maison.» J'ai quelque peur qu'on ne médise» Sur cet inattendu trépas,» Et ce serait un mauvais pas,« Tout innocents que nous en sommes.» Je me tiendrai parmi les hommes,» Et prierai Dieu,‖ tout en les écoutant.» De ton côté,‖ prends soin d'en faire autant» A l'endroit qu'occupent les femmes,» Tu retiendras‖ ce que ces bonnes âmes» Diront de nous ; et nous ferons» Selon ce que nous entendrons. »La pitié trop tard à SilvieÉtait venue,‖ et ce discours lui plut.Celui dont un baiser‖ eût conservé la vie,Le voulant voir‖ encore, elle s'en fut.Il est étrange,‖ il est presque incroyable,Combien c'est chose inexplicableQue la puissance de l'amour.Ce cœur, si chaste et si sévère,Qui semblait fermé sans retourQuand la fortune était prospère,Tout à coup s'ouvrit au malheur.A peine dans l'église entrée,De compassion et d'horreurSilvia se sentit pénétrée ;L'ancien amour‖ s'éveilla tout entier.Le front baissé,‖ de son manteau voilée,Traversant la triste assemblée,Jusqu'à la bière‖ il lui fallut aller ;Et là, sous le drap mortuaireSitôt qu'elle vit son ami,Défaillante et poussant un cri,Comme une sœur embrasse un frère,Sur le cercueil elle tomba ;El comme la douleur‖ avait tué Jérôme,De sa douleur‖ ainsi mourut Silvia.Celle fois ce fut au jeune hommeA céder la moitié du lit :L'un près de l'autre‖ on les ensevelit.Ainsi ces deux amants‖ séparés sur la terreFurent unis, et la mort fitCe que l'amour n'avait pu faire.

Versification

Mètre
Octosyllabes et décasyllabes (215 de 8, 129 de 10, 28 de 12)· profil 8, 4+6, 6+6
Mots à la rime
a aussi / l'ennui / souci masculine, classiqueb fête / tête féminine, classiquec fardeau / roseau masculine, classiqued fable / accable féminine, classiquee chêne / Climène / marraine féminine, classiquef temps / enfants masculine, classiqueg bourgeois / parfois masculine, classiqueh ainsi / ennui masculine, classiquei réponde / blonde féminine, classiquej ami / ainsi masculine, classiquek courage / l'ouvrage / cage féminine, classiquel nid / endormi masculine, classiquem d'oubli / demi / cueilli masculine, classiquen faire / affaire féminine, non classiqueo verveine / peine féminine, classiquep silence / nonchalance féminine, classiqueq vous / doux masculine, classiquer profitable / fable / coupable féminine, classiques esprit / m'apprit masculine, classiquet conseiller / parler masculine, classiqueu mystère / taire féminine, classiquev toujours / jours masculine, classiquew aime / vous-même féminine, classiquex s'évanouisse / avarice féminine, classiquey trésor / encor masculine, classiquez enlève / rêve féminine, classiquea marraine / châtelaine / Fontaine féminine, classiqueb ennuyer / foyer masculine, classiquec égayer / envoyer masculine, classiqued veiller / oreiller masculine, classiquee l'aurore / encore féminine, classiquef convaincu / vécu masculine, classiqueg conté / gaîté masculine, classiqueh usage / langage féminine, classiquei douceur / cœur masculine, classiquej l'Italie / patrie féminine, classiquek bien / rien masculine, classiquel tombeau / nouveau masculine, classiquem bien-aimée / parfumée féminine, classiquen gâté / liberté masculine, classiqueo Shakspeare / relire féminine, classiquep l'auteur / inventeur masculine, classiqueq main / matin / florentin masculine, classiquer azurée / dorée féminine, classiques fasse / grâce féminine, classiquet sœurs / fleurs / pleurs masculine, classiqueu Parnasse / Boccace féminine, classiquev muse / amuse féminine, classiquew tour / d'amour masculine, classiquey style / facile féminine, classiquea cité / conté masculine, classiqueb Florence / d'importance féminine, classiquec enfant / sur-le-champ masculine, classiqued affaires / sévères féminine, classiquee ailleurs / tuteurs masculine, classiquef honneur / mineur masculine, classiqueg voisinage / âge féminine, classiqueh cœur / tailleur masculine, classiquei homme / Jérôme féminine, classiquej amour / jour masculine, classiquek accoutumée / aimée féminine, classiquel s'avisa / moralisa masculine, non classiquem adresse / richesse féminine, classiquen changer / oranger masculine, classiqueo partie / vie féminine, classiquep voici / merci masculine, classiqueq amouraché / empêché masculine, classiquer mercenaire / grand'mère féminine, équivalentes pas / bras masculine, classiquet l'appelle / elle féminine, classiqueu agrément / sûrement / sagement masculine, classiquev voyage / sage féminine, classiquew femme / dame féminine, classiquex Jérôme / gentilhomme féminine, classiquey pays / Paris masculine, classiquez là-bas / reviendras masculine, classiquea pense / Florence féminine, classiqueb rien / bien masculine, classiquec fureur / douceur masculine, classiqued injure / conjure féminine, classiquee obéir / retenir masculine, classiquef prie / patrie / vie féminine, classiqueg amours / jours masculine, classiqueh passé / blessé / récompensé masculine, classiquei Florence / l'absence féminine, équivalentej jouvenceau / l'Arno / tombeau masculine, classiquek mariée / oubliée féminine, classiquel point masculine, classiquem sorte / porte féminine, classiquen seuil / d'œil masculine, classiqueo aime / extrême / lui-même féminine, classiquep perdus / plus masculine, classiqueq mourir / souvenir masculine, classiquer jaloux / époux masculine, classiques surveillée / veillée féminine, classiquet nuit / lit masculine, classiqueu toile / voile féminine, classiquev tisserand / toscan masculine, classiquew rentrèrent / couchèrent féminine, classiquex l'époux / dormez-vous masculine, classiquey s'achemine / poitrine féminine, classiquez fantôme / Jérôme féminine, classiquea ajouta / Silvia masculine, classiqueb prie / vie féminine, classiquec s'aimer / penser masculine, classiqued mariée / liée féminine, classiquee entendre / surprendre féminine, classiquef maux / repos masculine, classiqueg femme / l'âme féminine, classiqueh amant / tourment masculine, classiquei misère / prière / dernière féminine, classiquej obtenir / venir masculine, classiquek coucher / toucher / réchauffer masculine, non classiquel d'elle / mortelle féminine, classiquem mot / aussitôt masculine, classiquen vie / envie / Silvie féminine, classiqueo compassion / condition masculine, classiquep pitié / amitié / cruauté masculine, classiqueq eue / perdue féminine, classiquer souffrir / soupir masculine, classiques vie / mie féminine, classiquet côté / tranquillité masculine, classiqueu surprise / indécise féminine, classiquev d'ici / endormi masculine, classiquew s'avance / silence féminine, classiquex demi / lui masculine, classiquey basse / glace féminine, classiquez d'abord / fort / mort masculine, classiquea inutile / immobile / facile féminine, classiqueb pareil / conseil masculine, classiquec somme / Jérôme / bonhomme féminine, classiqued peu / lieu masculine, classiquee serait / secret masculine, classiquef rancune / fortune féminine, classiqueg failli / ainsi / mari masculine, classiqueh d'elle / chandelle / fidèle féminine, classiquei étendu / imprévu masculine, classiquej mots / dos masculine, classiquek l'emporte / porte féminine, classiquel vu / venu masculine, classiquem ferre / mère féminine, classiquen rumeur / malheur masculine, classiqueo consulté / visité masculine, classiquep blessure / aventure féminine, classiqueq façon / opinion masculine, classiquer maîtresse / tristesse féminine, classiques adversité / vérité / porté masculine, classiquet mère / amère féminine, classiqueu deuil / cercueil masculine, classiquev l'âme / femme féminine, classiquew inquiet / mantelet masculine, classiquex église / médise féminine, équivalentey garçon / maison masculine, classiquez trépas / pas masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb écoutant / autant masculine, classiquec femmes / âmes féminine, classiqued ferons / entendrons masculine, classiquee Silvie / vie féminine, classiquef plut / fut masculine, classiqueg incroyable / inexplicable féminine, classiqueh l'amour / retour masculine, classiquei sévère / prospère féminine, classiquej malheur / d'horreur masculine, classiquek entrée / pénétrée féminine, classiquel entier / aller masculine, classiquem voilée / assemblée féminine, classiquen mortuaire / frère féminine, classiqueo ami / cri masculine, classiquep tomba / Silvia masculine, classiqueq Jérôme / homme féminine, classiquer lit / ensevelit / fit masculine, classiques terre / faire féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

372 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources