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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies nouvelles, 1852

Simone

Alfred de Musset· CONTE IMITÉ DE BOCCACE· strophes variées, octosyllabes, 375 vers

J'aimais les romans à vingt ans.Aujourd'hui je n'ai plus le temps ;Le bien perdu rend l'homme avare.J'y veux voir moins loin, mais plus clair ;Je me console de WertherAvec la reine de Navarre.Et pourquoi pas ? Croyez-vous donc,Quand on n'a qu'une page en tête,Qu'il en faille chercher si long,Et que tant parler soit honnête ?Qui des deux est stérilité,Ou l'antique sobriétéQui n'écrit que ce qu'elle pense,Ou la moderne intempéranceQui croit penser dès qu'elle écrit ?Béni soit Dieu ! Les gens d'espritNo sont pas rares celle année ;Mais, dès qu'il nous vient une idéePas plus grosse qu'un petit chien,Nous essayons d'en faire un âne.L'idée était femme de bien,Le livre est une courtisane.Certes, lorsque le FlorentinÉcrivait un conte, un matin,Sans poser ni tailler sa plume,Il aurait pu faire un volumeD'un seul mol chaste ou libertin.Cette belle âme si hardie,Qui pleura tant après Pavie,El, dans la fleur de ses beaux jours,Quitta la France et les amours,Pour aller consoler son frèreAu fond des prisons de Madrid,Croyez-vous qu'elle n'eût pu faireUn roman comme Scudéry ?Elle aima mieux mettre en lumièreUne larme qui lui fut chère,Un bon mot dont elle avait ri.Et ceux qui lisaient son doux livrePouvaient passer pour connaisseurs ;Celaient des gens qui savaient vivre,Ayant failli mourir ailleurs,A Rebec, à Fontarabie,A la Bicoque, à Marignan,Car alors le seul vrai romanÉtait l'amour de la patrie.Mais ne parlons pas de cela,Je ne fais pas une satire,Et je ne veux que vous traduireUne histoire de ce temps-là.

Les gens d'esprit ni les heureuxNe sont jamais bien amoureux ;Tout ce beau monde a trop affaire.Les pauvres en tout valent mieux ;Jésus leur a promis les cieux,L'amour leur appartient sur terre.Dans le beau pays des ToscansVivait jadis, au bon vieux temps,La pauvre enfant d'un pauvre père,Dont Simonette fut le nom ;Fille d'humble condition,Passablement jeune et jolie,Avenante et douce en tout point,Mais de l'argent, n'en ayant point,Et donc, elle gagnait sa vieDe la laine qu'elle filaitAu jour le jour, pour qui voulait.Bien qu'elle ne pût qu'à grand'peineTirer son pain de cette laine,Encor sut-elle avoir du cœur,Et, dans sa tête florentine,Loger la joie et la douleur.Ce ne fut pas un grand seigneurQui voulut d'elle, on l'imagine,Mais un garçon de bonne mineDont la besogne était d'allerDonnant de la laine à filerPour un marchand de drap, son maître.Pascal, c'est le nom du garçon,Avait, en mainte occasion,Laissé son amitié paraître ;Et, soit faute de s'y connaître,Soit qu'elle n'y vît point de mal,L'heure où devait venir PascalMettait Simone à la fenêtre.Là, lui répondant de son mieux,Sans en souhaiter davantage,En le voyant jeune et joyeux,Elle montrait sur son visageLe plaisir que prenaient ses yeux ;Puis, travaillant en son absence,De tout son cœur elle filait,Songeant, pour prendre patience,De qui sa laine lui venait,Et baisant tout bas son rouet,Non sans chanter quelque romance.D'autre part, le garçon montraitDe jour en jour un nouveau zèlePour sa laine, et ne trouvait rien(J'ai dit que Simone était belle)Qui fût plus tôt fait ni si bienQu'un fuseau dévidé par elle.L'un soupirant, l'autre filant,La saison des fleurs s'en mêlant,Enfin, comme il n'est eu ce mondeSi petite herbe sous le piéQu'un jour de printemps ne féconde.Ni si fugitive amitiéDont il ne germe une amourette,Un jour advint que le fuseauTomba par terre, et la filletteEntre les bras du jouvenceau.

Près des barrières de la villeÉtait alors un beau jardin,Lieu charmant, solitaire asile,Ouvert pourtant soir et matin.L'écolier, son livre à la main,Le rêveur avec sa paresse,L'amoureux avec sa maîtresse,Entraient là comme en paradis(Car la liberté fut jadisUn des trésors de l'Italie,Comme la musique et l'amour).Le bon Pascal voulut un jourEn ce lieu mener son amie,Non pour lire ni pour rêver,Mais voir s'ils n'y pourraient trouverQuelque banc au coin d'une alléeOù se dire, sans trop de mots,De ces secrets que les oiseauxSe racontent sous la feuillée.Sitôt formé, sitôt conclu,Ce projet n'avait point dépluA la brunette filandière,Et, le dimanche étant venu,Après avoir dit à son pèreQu'elle avait dessein d'aller faireSes dévotions à Saint-Gal,Au lieu marqué, brave et légère,Elle courut trouver Pascal.Avant de se mettre en campagne,Il faut savoir qu'elle avait pris,Selon l'usage du pays,Une voisine pour compagne.Ce n'est pas là comme à Paris ;L'amour ne va pas sans amis.Bien est-il que celle voisineCausa plus de mal que de bien.Belle ou laide, je n'en sais rien,Boccace la nomme Lagine.Le jeune homme, de son côté,Vint pareillement escortéD'un voisin surnommé le Strambe,Ce qui veut dire proprementQue, sans boiter précisément,Il louchait un peu d'une jambe.Mais n'importe. Entrés au jardin,Nos couples se prirent la main,Le voisin avec la voisine,El chacun suivit son chemin.Pendant que le Strambe et LagineAu soleil allaient faire un tour,Cherchant à coudre un brin d'amour,Au fond des bois, sous la ramée,Pascal, menant sa bien-aimée,Trouva bientôt ce qu'il cherchait,Une touffe d'herbe entasséeEt le bonheur qui l'attendait.Comment cette heure fut passée,Le dira qui sait ce que c'est ;Deux bras amis, blancs comme lait,Un rideau vert, un lit de mousse,La vie, hélas ! c'est ce qui faitQu'elle est si cruelle et si douce.Le hasard voulut que ce lieuFût au penchant d'une prairie.Çà et là, comme il plaît à Dieu,L'herbe courait fraîche et fleurie ;Et comme un peu de causerieVient toujours après le plaisir,Toujours du moins lorsque l'on aime,Car autrement le bonheur mêmeEst sans espoir ni souvenir,Nos amoureux, assis par terre,Commencèrent à deviser,Entre le rire et le baiser,D'un bon dîner qu'ils voulaient faireEn ce lieu même, à leur loisir ;La place leur devenait chère,Il leur fallait y revenir.Tout en jasant sous la verdure,Le jouvenceau, par aventure,Prit une fleur dans un buisson.Quelle fleur ? Le pauvre garçonN'en savait rien, et je l'ignore ;N'y pouvant croire aucun danger,Il la porta, sans y songer,A sa lèvre brûlante encoreDe ces baisers si désirésEt si lentement savourés.Puis, revenant à la penséeQu'ils avaient tous deux caressée,Il parla d'abord quelque tempsTenant cette herbe entre ses dents ;Mais il ne continua guèreQue le visage lui changea.Pâle et mourant sur la bruyèreTout à coup il se souleva,Appelant Simone, et déjàEntouré de l'ombre éternelle ;Il étendit les bras vers elle,Perdit la parole, et tomba.Bien que ce fût chose trop claireQu'il eût ainsi trouvé la mort,La pauvre Simone d'abordNe put croire à tant de misèreQue d'avoir perdu son ami,Et le voir s'en aller ainsiSans adieu, plainte, ni prière.Tremblante, elle courut à lui,Croyant qu'il s'était endormiDans quelque douleur passagère,Et le serra, tout défailli,Non plus en amant, mais en frère.Qu'eût-elle fait ? Les pauvres gens,Habitués à la souffrance,Gardent jusqu'aux derniers instantsLeur unique bien, l'espérance ;Mais la Mort vient, qui le leur prend.Déjà le spectre aux mains avidesÉtalait ses traces lividesSur l'homme presque encor vivant ;Les beaux yeux, les lèvres chériesSe couvraient d'un masque de sangMarqué du fouet des Furies.Bientôt ce corps inanimé,Si beau naguère et tant aimé.Fut un tel objet d'épouvante,Que le regard de son amanteAvec horreur s'en détourna.

Aux cris que Simone jeta,Strambe accourut avec Lagine ;Et par malheur vinrent aussiLes gens d'une maison voisine.Quand le peuple s'assemble ainsi,C'est toujours sur quelque ruine.Ici surtout ce fut le cas.Ceux qui firent les premiers pasTrouvèrent Simone étendueAuprès du corps de son amant,En sorte qu'on crut un momentQue, par une cause inconnue,Ils avaient expiré tous deux.Plût au ciel ! Telle mort pour euxEût été douce et bien venue.Mais Simone rouvrit les yeux :« Malheureuse ! » dit le boiteux,Voyant son compagnon sans vie,« C'est toi qui l'as assassiné. »A ce mol, le peuple étonnéS'approche en foule ; on se récrieUn médecin est amené.Il voit un mort, il s'en empare,Observe, consulte et déclareQue Pascal est empoisonné.A tous ces discours, Simonette,Ne comprenant que son chagrin,Restait, la tête dans sa main,Plus immobile et plus muetteQu'une pierre sur un tombeau.Qui devait parler ? C'est Lagine.Venant d'une âme féminine,Un tel courage eût été beau.Ce qu'elle fit, on le devine ;Elle se tut, faute de cœur,Et voyant tomber l'infamieSur sa compagne et son amie,Au lieu d'avoir de sou malheurCompassion, elle en eut peur.Moyennant quoi l'infortunée,Seule et sans aide contre tous,Devant le juge fut traînée,El là tomba sur ses genoux,De ses larmes toute baignée,Et plus qu'à demi condamnée.Le juge, ayant tout entendu,Ne se trouva pas convaincu,Et, soupçonnant quelque mystère,Voulut, sans remettre l'affaire,Incontinent l'examiner,Ne se pouvant imaginerNi que la fille fût coupable,Voyant qu'elle pleurait si fort,Ni que le jeune homme fût mortSans une cause vraisemblable.Il prit Simone par la main,Et s'acheminant, sans mot dire,Avec ses gens, vers le jardin,Lui-même il voulut la conduireDevant le corps du trépassé,Afin qu'elle pût se défendreEn sa présence, et faire entendreComment le fait s'était passé.Alors, dans sa triste mémoireRappelant son fidèle amour,Un premier jusqu'au dernier jourSimone conta son histoire,Comme je l'ai dite à peu près,Bien mieux, car les pleurs seuls sont vrais ;Mais personne n'y voulut croire.Quand elle en fut à raconterPar quelle disgrâce inouïePascal avait perdu la vie,Voyant tout le monde en douter,Et le juge même sourire,Pour mieux prouver son simple dire,Elle s'en vint vers l'arbrisseauSous lequel le froid jouvenceauDormait, pâle et méconnaissable ;Puis, cueillant une fleur semblableA cette fleur que son amiSur ses lèvres avait placée,Sa pauvre âme eut une pensée,Qui fut de faire comme lui.Fut-ce douleur, crainte, ignorance ?Qu'importe ? Pascal l'attendait,Ouvrant ses bras, qu'il lui tendait,Dans un asile où l'espéranceN'a plus à craindre le malheur.Sitôt qu'elle eut touché la fleur,Elle mourut. Âmes heureuses,A qui Dieu fit cette faveurDe partir encore amoureuses ;De vous rejoindre sur le seuil,L'un joyeux, l'autre à peine en deuil ;Et de finir votre misèreEn vous embrassant sur la terre,Pour aller aussitôt aprèsLà-haut vous aimer à jamais !

Or, maintenant, quelle est la planteQui sut tirer si promptementDe tant de délices l'amant,De tant de désespoir l'amante ?Boccace dit en peu de mots,Dans sa simplesse accoutumée,Que la cause de tant de mauxFut une sauge enveniméePar un crapaud ; mais, Dieu merci !Nous en savons trop aujourd'huiPour croire aux erreurs de nos pères.Ce serait un cent de vipères,Qu'un enfant leur rirait au nez.Quand les gens sont empoisonnésDans notre siècle de lumière,On n'y croit pas si promptement.N'en restât-il qu'un ossement,Il faut qu'il sorte de la terre,Pour prouver par-devant notaireQu'il est mort de telle manière,A telle heure, et non autrement.Pauvre bonhomme de Florence,A qui, selon toute apparence,Dans les faubourgs de la citéCe conte avait été conté,Qui l'aurait voulu croire en France ?Braves gens qui riez déjà,L'histoire n'en est pas moins vraie.Cherchez la plante, et trouvez-la.Demain peut-être on la verraDans le sentier ou dans la haie ;La Faculté l'appelleraPavot, ciguë, ou belladone.Ici-bas tout peut se prouver.Le plus difficile à trouverN'est pas la plante, c'est Simone.

Octobre 1840.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
44[aa] 25[abba] 12[abab] 2[aabba] 1[ababccb] 3[abbacca] 1[abaabb] 3[ababa] 1[ababcac] 2[ababb] 4[aabab] 2[abbacac] 1[abbaba] 1[abbab] 1[abbaa] 1[abbaccb] 1[abacbc]
Mètre
Octosyllabes
Mots à la rime
a ans / temps masculine, classiqueb avare / Navarre féminine, classiquec clair / Werther masculine, classiqued donc / long masculine, équivalentee tête / honnête féminine, classiquef stérilité / sobriété masculine, classiqueg pense / intempérance féminine, classiqueh écrit / d'esprit masculine, classiquei année / idée féminine, classiquej chien / bien masculine, classiquek âne / courtisane féminine, classiquel Florentin / matin / libertin masculine, classiquem plume / volume féminine, classiquen hardie / Pavie féminine, classiqueo jours / amours masculine, classiquep frère / faire féminine, classiqueq Madrid / Scudéry / ri masculine, classiquer lumière / chère féminine, classiques livre / vivre féminine, non classiquet connaisseurs / ailleurs masculine, classiqueu Fontarabie / patrie féminine, classiquev Marignan / roman masculine, classiquew cela / temps-là masculine, classiquex satire / traduire féminine, classiquea heureux / amoureux masculine, classiqueb affaire / terre / père féminine, classiquec mieux / cieux masculine, classiqued Toscans / temps masculine, classiquee nom / condition masculine, classiquef jolie / vie féminine, classiqueg point masculine, classiqueh filait / voulait masculine, classiquei grand'peine / laine féminine, classiquej cœur / douleur / seigneur masculine, classiquek florentine / l'imagine / mine féminine, classiquel d'aller / filer masculine, classiquem maître / paraître féminine, classiquen garçon / occasion masculine, classiqueo connaître / fenêtre féminine, classiquep mal / Pascal masculine, classiqueq mieux / joyeux / yeux masculine, classiquer davantage / visage féminine, classiques absence / patience / romance féminine, classiquet filait / venait masculine, classiqueu rouet / montrait masculine, classiquev zèle / belle / elle féminine, classiquew rien / bien masculine, classiquex filant / mêlant masculine, classiquey monde / féconde féminine, classiquez pié / amitié masculine, classiquea amourette / fillette féminine, classiqueb fuseau / jouvenceau masculine, classiquea ville / asile féminine, classiqueb jardin / matin / main masculine, classiquec paresse / maîtresse féminine, classiqued paradis / jadis masculine, classiquee l'Italie / amie féminine, classiquef l'amour / jour masculine, classiqueg rêver / trouver masculine, classiqueh allée / feuillée féminine, classiquei mots / oiseaux masculine, classiquej conclu / déplu / venu masculine, classiquek filandière / père féminine, classiquel faire / légère féminine, classiquem Saint-Gal / Pascal masculine, classiquen campagne / compagne féminine, classiqueo pris / pays masculine, classiquep Paris / amis masculine, classiqueq voisine / Lagine féminine, classiquer bien / rien masculine, classiques côté / escorté masculine, classiquet Strambe / jambe féminine, classiqueu proprement / précisément masculine, classiquev jardin / main / chemin masculine, classiquex tour / d'amour masculine, classiquey ramée / bien-aimée féminine, classiquez cherchait / l'attendait masculine, classiquea entassée / passée féminine, classiqueb c'est / lait / fait masculine, classiquec mousse / douce féminine, classiqued lieu / Dieu masculine, classiquee prairie / fleurie / causerie féminine, classiquef plaisir / souvenir masculine, classiqueg aime / même féminine, classiqueh terre / faire / chère féminine, classiquei deviser / baiser masculine, classiquej loisir / revenir masculine, classiquek verdure / aventure féminine, classiquel buisson / garçon masculine, classiquem l'ignore / encore féminine, classiquen danger / songer masculine, classiqueo désirés / savourés masculine, classiquep pensée / caressée féminine, classiqueq temps / dents masculine, classiquer guère / bruyère féminine, classiques changea / souleva masculine, classiquet déjà / tomba masculine, classiqueu éternelle / elle féminine, classiquev claire / misère féminine, classiquew mort / d'abord masculine, classiquex ami / ainsi masculine, classiquey prière / passagère / frère féminine, classiquez lui / endormi / défailli masculine, classiquea gens / instants masculine, classiqueb souffrance / l'espérance féminine, classiquec prend / vivant / sang masculine, classiqued avides / livides féminine, classiquee chéries / Furies féminine, classiquef inanimé / aimé masculine, classiqueg d'épouvante / amante féminine, classiqueh détourna / jeta masculine, classiqueb Lagine / voisine / ruine féminine, classiquec aussi / ainsi masculine, classiqued cas / pas masculine, classiquee étendue / inconnue / venue féminine, classiquef amant / moment masculine, classiqueg deux / eux masculine, classiqueh yeux / boiteux masculine, classiquei vie / récrie féminine, classiquej assassiné / étonné masculine, classiquek amené / empoisonné masculine, classiquel empare / déclare féminine, classiquem Simonette / muette féminine, classiquen chagrin / main masculine, classiqueo tombeau / beau masculine, classiquep Lagine / féminine / devine féminine, non classiqueq cœur / malheur / peur masculine, classiquer l'infamie / amie féminine, classiques l'infortunée / traînée féminine, classiquet tous / genoux masculine, classiqueu baignée / condamnée féminine, classiquev entendu / convaincu masculine, classiquew mystère / l'affaire féminine, classiquex l'examiner / imaginer masculine, classiquey coupable / vraisemblable féminine, classiquez fort / mort masculine, classiquea main / jardin masculine, classiqueb dire / conduire féminine, classiquec trépassé / passé masculine, classiqued défendre / entendre féminine, classiquee mémoire / histoire / croire féminine, classiquef amour / jour masculine, classiqueg près / vrais masculine, classiqueh raconter / douter masculine, classiquei inouïe / vie féminine, classiquej sourire / dire féminine, classiquek l'arbrisseau / jouvenceau masculine, classiquel méconnaissable / semblable féminine, classiquem ami / lui masculine, classiquen placée / pensée féminine, classiqueo ignorance / l'espérance féminine, classiquep l'attendait / tendait masculine, classiqueq malheur / fleur / faveur masculine, classiquer heureuses / amoureuses féminine, classiques seuil / deuil masculine, classiquet misère / terre féminine, classiqueu après / jamais masculine, classiquea plante / l'amante féminine, classiqueb promptement / l'amant masculine, classiquec mots / maux masculine, classiqued accoutumée / envenimée féminine, classiquee merci / aujourd'hui masculine, classiquef pères / vipères féminine, classiqueg nez / empoisonnés masculine, classiqueh lumière / terre féminine, classiquei promptement / ossement / autrement masculine, classiquej notaire / manière féminine, classiquek Florence / apparence / France féminine, classiquel cité / conté masculine, classiquem déjà / trouvez-la masculine, classiquen vraie / haie féminine, classiqueo verra / l'appellera masculine, classiquep belladone / Simone féminine, classiqueq prouver / trouver masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

375 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources