Poésies nouvelles, 1852
Tristesse
J'ai perdu, ma force et ma vie,Et mes amis, et ma gaîté ;J'ai perdu jusqu'à la fiertéQui faisait croire à mon génie.
Quand j'ai connu la vérité,J'ai cru que c'était une amie.Quand je l'ai comprise et sentie,J'en étais déjà dégoûté.
Et pourtant elle est éternelle,Et ceux qui se sont passés d'elleIci-bas ont tout ignoré.
Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.Le seul bien qui me reste au mondeEst d'avoir quelquefois pleuré.
1840.
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a vie / génie féminine, classiqueb gaîté / fierté masculine, classiquea vérité / dégoûté masculine, classiqueb amie / sentie féminine, classiquea éternelle / d'elle féminine, classiqueb ignoré / pleuré masculine, classiquea réponde / monde féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources