Poésies posthumes, 1857
A Alfred Tattet
Non, mon cher, Dieu merci !‖ pour trois mots de critiqueJe ne me suis pas fait‖ poète satirique ;Mon silence n’est pas,‖ quoiqu’on puisse en douter,Une prétention‖ de me faire écouter.Je puis bien, je le crois,‖ sans crainte et sans envie,Lorsque je vois tomber‖ la muse évanouieAu milieu du fatras‖ de nos romans mort-nés,Lui brûler, en passant,‖ ma plume sous le nez ;Mais censurer les sots,‖ que le ciel m’en préserve !Quand je m’en sentirais‖ la chaleur et la verve,Dans ce triste combat‖ dussé-je être vainqueur,Le dégoût que j’en ai‖ m’en ôterait le cœur.
Novembre 1842.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a critique / satirique féminine, classiqueb douter / écouter masculine, classiquec envie / évanouie féminine, classiqued mort-nés / nez masculine, classiquee préserve / verve féminine, classiquef vainqueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard,Paris, 1951· numérisation poesies.net· Sources