Poésies posthumes, 1857
Boléro
Quand résonne ta castagnette,La plus leste et la plus coquette,C’est Pépa, ma Pépita,Mon beau lutinQui rit soir et matin.Ah !… j’aime, j’aime…Ah ! ah !… j’aime cette enfant-là.
Lorsqu’elle danse le dimanche,L’œil au vent, le poing sur la hanche,Ah ! Pépita, ma Pépita,Tes beaux yeux bleusComme ils sont amoureux !Ah !… j’aime… j’aime…Ah ! ah !… j’aime cette enfant-là.
Si jamais Pépa m’oublie,Si ma fleur, ma fleur chérieTombe brisée ou flétrie,Toi, mon âme, et ma joie, et ma vie,Tu pourras me trahirEt moi mourir !…
Mais quelle folle ! O ma maîtresse !Tes yeux pleins d’ivresse,Le Seigneur les a faitsAussi purs qu’ils sont beaux,‖ aussi doux qu’ils sont vrais.Allons ! ma belleCœur brave et fidèle,Le soleil est dans les cieux.Viens danser, viens chanter,‖ et nous mourrons joyeux.
Versification
- Mètre
- Vers de 8, 4, 7 et 6 syllabes (8 de 8, 6 de 4, 5 de 7, 4 de 6, 2 de 5, 2 de 12, 1 de 9)· profil 4, 5, 6, 7, 8, 9i, 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
28 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard,Paris, 1951· numérisation poesies.net· Sources