Premières poésies, 1835· Chansons à mettre en musique Et fragments
A Ulric G
Ulric, nul œil des mers‖ n'a mesuré l'abîme,Ni les hérons plongeurs,‖ ni les vieux matelots.Le soleil vient briser‖ ses rayons sur leur cime,Comme un soldat vaincu‖ brise ses javelots.
Ainsi, nul œil, Ulric,‖ n'a pénétré les ondesDe tes douleurs sans borne,‖ ange du ciel tombé.Tu portes dans ta tête‖ et dans ton cœur deux mondes,Quand le soir, près de moi,‖ tu vas triste et courbé.
Mais laisse-moi du moins‖ regarder dans ton âme,Comme un enfant craintif‖ se penche sur les eaux ;Toi si plein, front pâli‖ sous des baisers de femme,Moi si jeune, enviant‖ ta blessure et tes maux.
Juillet 1829.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a l'abîme / cime féminine, classiqueb matelots / javelots masculine, classiquea ondes / mondes féminine, classiqueb tombé / courbé masculine, classiquea âme / femme féminine, classiqueb eaux / maux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premières poésies, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources