Premières poésies, 1835· Chansons à mettre en musique Et fragments
Au Yung-Frau
Yung-Frau, le voyageur‖ qui pourrait sur ta têteS'arrêter, et poser‖ le pied sur sa conquête,Sentirait en son cœur‖ un noble battement,Quand son âme, au penchant‖ de ta neige éternelle,Pareille au jeune aiglon‖ qui passe et lui tend l'aile,Glisserait et fuirait‖ sous le clair firmament.
Yung-Frau, je sais un cœur‖ qui, comme toi, se cacheRevêtu, comme toi,‖ d'une robe sans tache,Il est plus près de Dieu‖ que tu ne l'es du ciel.Ne t'étonne donc point,‖ ô montagne sublime,Si la première fois‖ que j'en ai vu la cime,J'ai cru le lieu trop haut‖ pour être d'un mortel.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a tête / conquête féminine, classiqueb battement / firmament masculine, classiquec éternelle / l'aile féminine, classiquea cache / tache féminine, classiqueb ciel / mortel masculine, classiquec sublime / cime féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premières poésies, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources