Premières poésies, 1835
Au lecteur
des deux volumes de vers de l’auteur
Ce livre est toute ma jeunesse ;Je l'ai fait sans presque y songer.Il y paraît, je le confesse,Et j'aurais pu le corriger.
Mais quand l'homme change sans cesse,Au passé pourquoi rien changer ?Va-t'en, pauvre oiseau passager ;Que Dieu te mène à ton adresse !
Qui que tu sois, qui me liras,Lis-en le plus que tu pourras,Et ne me condamne qu'en somme.
Mes premiers vers sont d'un enfant,Les seconds d'un adolescent,Les derniers à peine d'un homme.
1840
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a jeunesse / confesse féminine, classiqueb songer / corriger masculine, classiquea cesse / adresse féminine, classiqueb changer / passager masculine, classiquea liras / pourras masculine, classiqueb somme / homme féminine, classiquea enfant / adolescent masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premières poésies, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources