Premières poésies, 1835· Chansons à mettre en musique Et fragments
« Quand je t'aimais, pour toi j'aurais donné ma vie »
Quand je t'aimais, pour toi‖ j'aurais donné ma vie,Mais c'est toi, de t'aimer,‖ toi qui m'ôtas l'envie.A tes pièges d'un jour‖ on ne me prendra plus ;Tes ris sont maintenant‖ et tes pleurs superflus.Ainsi, lorsqu'à l'enfant‖ la vieille salle obscureFait peur, il va tout nu‖ décrocher quelque armure ;Il s'enferme, il revient‖ tout palpitant d'effroiDans sa chambre bien chaude‖ et dans son lit bien froid.Et puis, lorsqu'au matin‖ le jour vient à paraître,Il trouve son fantôme‖ aux plis de sa fenêtre,Voit son arme inutile,‖ il rit et, triomphant,S'écrie : « Oh ! que j'ai peur !‖ oh ! que je suis enfant ! »
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a vie / l'envie féminine, classiqueb plus / superflus masculine, classiquec obscure / armure féminine, classiqued d'effroi / froid masculine, non classiquee paraître / fenêtre féminine, classiquef triomphant / enfant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premières poésies, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources