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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Napoléon et la France guerrière, 1826

La Mort de L’Exilé

Gérard de Nerval· strophes variées, alexandrins et octosyllabes, 236 vers

Toi qui semblas un dieu,‖ quoique fils de la Terre,Qui pourra de ta vie‖ expliquer le mystère ?Un matin, tu brillas‖ comme un soleil nouveau,Mais le soir, las enfin‖ de lasser la victoire,Trop chargé de grandeurs,‖ de triomphes, de gloire,Tu roulas contre un roc‖ avec tout ton fardeau.

Là tu viens de t’asseoir ;‖ et ta tâche est finie : —Du crêpe de la nuit‖ la terre est rembrunie ;Au repos bienfaisant‖ tu vas enfin céder,…Jusqu’à ce que la voix‖ du maître qui t’éveilleA la fin de la nuit‖ vienne te demanderCompte du travail de la Veille.

Mais avant d’accueillir‖ ce sommeil précieux,Vers le jour qui n’est plus‖ tu reportes les yeux,

Et ton esprit, plongeant‖ dans ta course passée,Tantôt veut secouer‖ un triste souvenir,Tantôt d’un plus brillant‖ aime à s’entretenir,Et semble en écouter‖ l’enivrante pensée.Ah ! pleure tes grandeurs‖ qui ne reviendront plus,Ton pouvoir, tes honneurs,‖ sont à jamais perdus,Et ce charme puissant,‖ insoluble problème,Ce talisman vainqueur,‖ que seul tu possédais,Qui triomphait des rois,‖ des peuples, du ciel même,Dans les mains d’un mortel‖ ne renaîtra jamais.

Un athlète fameux‖ voulut briser un chêne ;Mais il ne pensait pas‖ que le tronc divisé,Resserrant les éclats‖ qu’il écarte avec peine,Retiendrait son bras épuisé :De ses efforts en vain‖ déployant la puissance,Par lés cris de sa rage‖ il trahit sa souffrance,L’écho seul du désert‖ répondit à sa voix :Et le soir, s’approchant‖ de l’arbre qui l’enchaîne,Un animal le vit,‖ et déchira sans peineLe vainqueur des lions‖ et des monstres des bois.

De ton orgueil trompé‖ telle fut l’imprudence,Attaché comme lui,‖ sans force, sans défense,

Il fallut sous les fers‖ plier ton bras vainqueur ;Déchiré sans combat‖ par des monstres perfides,L’athlète de Crotone‖ expira sans honneur : —Et toi, ne sens-tu pas,‖ comme des loups avides,Toutes les passions‖ qui déchirent ton cœur.

A son arbre attaché,‖ quelle fut sa penséeQuand il se ressouvint‖ de sa vigueur passée,Dont les premiers essais‖ étonnaient l’univers ?…Et toi, que pensas-tu,‖ quand battu par l’orage,Tu te vis, de si loin,‖ jeté sur le rivage,Comme un débris vomi‖ par l’écume des mers ?

Mais pourquoi par le temps‖ laisser ronger tes armes ?Pourquoi laisser couler‖ ton âme dans les larmes ?Reprends le glaive encor,‖ sors de ton long repos :N’as-tu donc plus le bras‖ qui lance le tonnerre,N’as-tu plus le sourcil‖ qui fait trembler la terre,N’as-tu plus le regard‖ qui produit les héros ?

Lève-toi ! c’est assez‖ gémir dans le silence !De tes lâches gardiens‖ crains-tu la vigilance ?

Ces vaincus d’autrefois‖ ne te connaissent plus :Mais redeviens toi-même,‖ et reparais leur maître !…Ils gardent sans effroi‖ ce que tu sembles être,Et s’enfuiront encor‖ devant ce que tu fus !

Mais ton âme n’a plus‖ sa brûlante énergie,Ton talisman sans force‖ a perdu sa magieEt les fers ont usé‖ ta vie et ton ardeur :Ainsi le roi des bois‖ devient doux et docile,Et se laisse guider‖ par le chasseur habile,Qui sut enchaîner sa fureur.

Tu n’es plus à présent‖ qu’un mortel ordinaire,Faible dans l’infortune‖ et sensible aux malheurs ;Plus d’encens ! plus d’autels‖ pour l’enfant de la terre !…On ne peut désormais‖ t’accorder que des pleurs.

Il fallait rester grand‖ en restant à ta place,Au lieu de te plier,‖ te briser sous le sort,Tu pouvais eu héros‖ défier sa menace :N’avais-tu pas toujours‖ un asile ?… la mort !

La mort, mais elle est là :‖ c’est Dieu qui te rappelle ;Il va te délivrer‖ de l’écorce mortelle !

Qui cachait ton âme de feu :Lui seul peut prononcer‖ l’éloge ou l’anathème. —Quand sur les rois détruits‖ tu régnais, dieu toi-même,Songeais-tu qu’il était un Dieu ?

Maintenant tu frémis,‖ et ta vue incertaineSonde l’éternité ;Et ton œil, égaré‖ dans la céleste plaine,Pénètre avec horreur‖ dans son immensité.Ne crains rien : notre Dieu,‖ c’est un Dieu qui pardonne,La clémence qui l’environne,Et son éternelle bonté,Sont sa plus brillante couronne,Le plus bel attribut‖ de sa divinité.

Il te pardonnera ;‖ qu’importe que sur terreIl t’ait vu consumer‖ un temps si précieux,A ramasser en tas‖ quelque peu dépoussière…Que le souffle du Nord‖ fit voler dans tes yeux.

La mort vient : — Et semblable‖ à la mourante flamme,Dans ton cœur défaillant‖ tu sens trembler ton âme,Et tes cils, tout chargés‖ du long sommeil des morts,Vacillent sur tes yeux,‖ s’abaissent ; tu t’endors ! — !

Adieu ! — Mais en quittant‖ sa dépouille grossière,Ton âme arrête encor,‖ et se porte en arrière ;Tu crains… Que peux-tu craindre‖ au moment du trépas ?Non personne jamais‖ n’occupera ta place ;Eh ! quel fils de la Terre‖ osera sur ta trace,S’élancer jusqu’aux cieux‖ pour retomber si bas ?

O vous qu’il étonna‖ dans sa noble carrière,Contemplez le héros‖ au moment du sommeil ;De sa chute on le vit‖ se relever naguère…,Mais, hélas ! cette fois,‖ c’est sa chute dernière,Et son repos tardif‖ n’aura plus de réveil.

Ah ! contemplez encor‖ au moment qu’il expire,Cette tête où siégea‖ le destin d’un empire,Cette bouche où tonna‖ sa formidable voix,Ce front vaste foyer‖ de ses projets immenses,Cette main dont l’effort‖ écrasait des puissances,Élevait des guerriers,‖ ou pesait sur des rois.

Mais sa bouche est muette,‖ et sa main impuissante,Son front n’enferme plus‖ une pensée ardente,Et puisque le grand homme‖ est au séjour des morts,Il n’en restera plus‖ bientôt que la mémoire…Et le ver du cercueil‖ aura rongé son corps,Quand l’Envie à son tour‖ voudra ronger sa gloire.

Dans le triste réduit,‖ où le roi prisonnierAprès tant de chagrins‖ exhala l’existence,Les preux, frappés encor‖ de son accent dernier ,Les yeux fixés sur lui,‖ gémissent en silence :Mais aux portes s’entend‖ un bruit long et confus,Soudain la Renommée‖ embouche la trompette,L’écho redit ses sons,‖ et partout il répèteCes mots : il n’est plus, il n’est plus !

N’est-ce qu’un bruit trompeur‖ et l’accent du mensonge ?…Sans le croire on l’entend :‖ mais le bruit se prolonge,Le temps, comme un vain son,‖ ne l’a point dissipé,Et sur tant de grandeur‖ la mort a donc frappé !Les uns ont tressailli‖ d’une barbare joie,D’autres, pleurant sa perte,‖ au chagrin sont en proie,Quelques-uns même encor‖ ne peuvent consentirA croire un coup du sort‖ qu’ils étaient loin de craindre :« Comme si le soleil‖ pouvait jamais s’éteindre,« Et comme si le Dieu‖ pouvait jamais mourir ! »

Il n’est plus ; mais la gloire‖ a droit de le défendreDu blâme qui souvent‖ plane autour des tombeaux,Le grand homme en mourant‖ a couvert ses défautsDu rapide laurier‖ qui grandit sur sa cendre.

Quoique, ressortant plus‖ sur un fond radieux,Des faiblesses sans doute‖ entachent sa mémoire,Honte à vous qui voulez‖ rabaisser cette gloireDont l’éclat aveugla vos yeux :Ne portez pas si haut‖ ces yeux faits pour la terre ;Reptiles impuissans,‖ rampez dans la poussière,…L’aigle était dans les cieux !

Avant sa mort, craignant‖ un revers de fortune,L’Europe, mesurant‖ le long gouffre des mersEt la lenteur‖ d’une vie importune,Frémissait au bruit de ses fers :Mais le champ désormais‖ étant libre à l’injure,Ta mémoire est en butte‖ à des flots d’imposture,Des nocturnes oiseaux‖ les lamentables crisViennent insulter l’aigle‖ à son heure dernière,Comme un vent empesté,‖ planent sur ses débris,Et croassent long-temps‖ autour de sa poussière.

« Il n’est plus, disent-ils,‖ ce tyran des mortels,« Dans un honteux exil‖ à son tour il succombe,« Ce lâche contempteur‖ des ordres éternels,« Qui voulait de la terre‖ obtenir des autels,« Et qui n’en obtint qu’une tombe.

« Le Hasard, ce seul dieu‖ qu’il voulût adorer,« De la coupe des biens‖ se plut à l’enivrer ;« Mais il la vida tout entière,« Alors sa Fortune cessa ;« Puis il l’emplit du sang‖ des peuples de la terre…,« Et la coupe se renversa !

« Comme un songe d’enfer,‖ il pesait sur le monde,« Balayait en passant‖ son espoir renversé,« Ainsi qu’un vent du nord‖ dans la plaine féconde« Promenant son souffle glacé :« La palme qu’il portait‖ était toute sanglante,« Ses guirlandes étaient des fers,« Et son sceptre imprimait‖ une tache infamante« Au front des rois de l’univers ;« Sa gloire qui brûlait‖ la terre palpitante,« Était de sang toute fumante,« Et ses rayons de feu‖ n’étaient que des éclairs.

« Mais les hivers du Nord‖ arrêtèrent sa rage,« Le tonnerre au néant‖ le força de rentrer,« La mer le revomit‖ dans une île sauvage,« Où le sol le porta,‖ mais pour le dévorer.

« Tigre cruel, l’horreur‖ de toute la nature,« Dans un étroit cachot‖ l’on sut te captiver,« Là tu viens d’expirer‖ faute de nourriture,« Car il t’aurait fallu‖ tout le monde en pâture,« Et tout le sang pour t’abreuver ! »

En insultes ainsi‖ déborde l’impudence…Mais un autre motif‖ le guidait aux combatsQue celui de régner‖ sur de vastes états,Ce fut par le désir‖ d’une juste défense,Par celui de venger‖ et d’agrandir la France,Qu’il remplit vingt pays‖ des flots de ses soldats.Cependant, si toujours‖ à conquérir la terre,A rabaisser l’orgueil‖ de ses puissans rivaux,Il eût borné tous ses travaux,Sans doute il n’eût été‖ qu’un conquérant vulgaire :Mais il fut des talens‖ et le guide et l’appui,Il encourageait le génie,Ornait de monumens‖ la France rajeunie,Et les arts régnaient avec lui.

Admirez en tous lieux‖ ces superbes portiques,Ces monumens sacrés,‖ ces palais magnifiques,Dont il remplissait ses états ;Il fut grand dans la paix‖ comme dans la victoire ;O Français, contemplez‖ ces colonnes de gloire,Dont le bronze orgueilleux‖ retrace vos combats :Gloire au législateur,‖ il terrasse le crime,Il montre à l’innocence‖ un sévère vengeur,Et Thémis, reprenant‖ son pouvoir qu’il ranime,Entoure le héros‖ d’une sainte splendeur :Gloire à lui qui fut grand,‖ et de toutes les gloires,A lui qui nous combla‖ de maux et de bienfaits,A lui qui fut vainqueur‖ de toutes les victoires,Mais ne put se vaincre jamais.

Extrême en ses grandeurs‖ comme en ses petitesses,N’allons pas comparer‖ à César, à Sylla,Dans ses vertus ou ses faiblesses,Ce qu’il fut… ou ce qu’il sembla :N’égalons donc à rien‖ celui que rien n’égale,Qu’il tombât dans l’abîme,‖ ou volât au soleil,Sur un rocher désert,‖ dans la pourpre royale,Ou plus haut, ou plus bas,‖ il était sans pareil !

Le superbe tombeau‖ qu’il fit jadis construire,Ainsi que son immense empire,Est demeuré vide de lui :On tailla dans le roc‖ sa demeure dernière,Et sous une modeste pierreSa cendre repose aujourd’hui ;Mais ses gloires, toujours‖ aux nôtres enchaînées,Lui promettent un nom‖ qui ne doit pas finir,Monument éternel,‖ enfant du souvenir,Qui ne croulera pas‖ sous le poids des années,Mais grandira dans l’avenir !

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
23[aa] 17[abba] 18[abab] 1[ababa] 1[aabab] 3[abaab] 1[abbacca] 1[ababccb] 1[abbaab] 1[abbab]
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (201 de 12, 32 de 8, 2 de 6, 1 de 10)· profil 6, 8, 4+6, 6+6
Mots à la rime
a Terre / mystère féminine, classiqueb nouveau / fardeau masculine, classiquec victoire / gloire féminine, classiquea finie / rembrunie féminine, classiqueb céder / demander masculine, classiquec t’éveille / Veille féminine, classiquea précieux / yeux masculine, classiquea passée / pensée féminine, classiqueb souvenir / s’entretenir masculine, classiquec plus / perdus masculine, classiqued problème / même féminine, classiquee possédais / jamais masculine, classiquea chêne / peine féminine, classiqueb divisé / épuisé masculine, classiquec puissance / souffrance féminine, classiqued voix / bois masculine, classiquee l’enchaîne / peine féminine, classiquea l’imprudence / défense féminine, classiquea vainqueur / honneur / cœur masculine, classiqueb perfides / avides féminine, classiquea pensée / passée féminine, classiqueb l’univers / mers masculine, classiquec l’orage / rivage féminine, classiquea armes / larmes féminine, classiqueb repos / héros masculine, classiquec tonnerre / terre féminine, classiquea silence / vigilance féminine, classiquea plus / fus masculine, classiqueb maître / être féminine, classiquea énergie / magie féminine, classiqueb ardeur / fureur masculine, classiquec docile / habile féminine, classiquea ordinaire / terre féminine, classiqueb malheurs / pleurs masculine, classiquea place / menace féminine, classiqueb sort / mort masculine, classiquea rappelle / mortelle féminine, classiquea feu / Dieu masculine, classiqueb l’anathème / toi-même féminine, classiquea incertaine / plaine féminine, classiqueb l’éternité / immensité masculine, classiquec pardonne / l’environne / couronne féminine, classiqued bonté / divinité masculine, classiquea terre / dépoussière féminine, classiquea flamme / âme féminine, classiqueb morts / t’endors masculine, classiquea grossière / arrière féminine, classiqueb trépas / bas masculine, classiquec place / trace féminine, classiquea carrière / naguère / dernière féminine, classiqueb sommeil / réveil masculine, classiquea expire / empire féminine, classiqueb voix / rois masculine, classiquec immenses / puissances féminine, classiquea impuissante / ardente féminine, classiqueb morts / corps masculine, classiquec mémoire / gloire féminine, classiquea prisonnier / dernier masculine, classiqueb l’existence / silence féminine, classiquec confus / plus masculine, classiqued trompette / répète féminine, classiquea mensonge / prolonge féminine, classiqueb dissipé / frappé masculine, classiquec joie / proie féminine, classiqued consentir / mourir masculine, classiquee craindre / s’éteindre féminine, classiquea défendre / cendre féminine, classiqueb tombeaux / défauts masculine, classiquea radieux / yeux / cieux masculine, classiquec terre / poussière féminine, classiquea fortune / importune féminine, classiqueb mers / fers masculine, classiquec l’injure / d’imposture féminine, classiqued cris / débris masculine, classiquee dernière / poussière féminine, classiquea mortels / éternels / autels masculine, classiqueb succombe / tombe féminine, classiquea adorer / l’enivrer masculine, classiqueb entière / terre féminine, classiquec cessa / renversa masculine, classiquea monde / féconde féminine, classiqueb renversé / glacé masculine, classiquec sanglante / infamante féminine, classiqued fers / l’univers / éclairs masculine, classiquee palpitante / fumante féminine, classiquea rage / sauvage féminine, classiqueb rentrer / dévorer masculine, classiquea nature / nourriture / pâture féminine, classiqueb captiver / t’abreuver masculine, classiquea l’impudence / défense / France féminine, classiqueb combats / états / soldats masculine, classiquec terre / vulgaire féminine, classiqued rivaux / travaux masculine, classiquee l’appui / lui masculine, classiquef génie / rajeunie féminine, classiquea portiques / magnifiques féminine, classiqueb états / combats masculine, classiqued crime / ranime féminine, classiquee vengeur / splendeur masculine, classiquef gloires / victoires féminine, classiqueg bienfaits / jamais masculine, classiquea petitesses / faiblesses féminine, classiqueb Sylla / sembla masculine, classiquec n’égale / royale féminine, classiqued soleil / pareil masculine, classiquea construire / empire féminine, classiqueb lui / aujourd’hui masculine, classiquec dernière / pierre féminine, classiqued enchaînées / années féminine, classiquee finir / souvenir / l’avenir masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

236 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Napoléon et La France Guerrière, Élégies nationales, LADVOCAT, LIBRAIRE, 1826· numérisation poesies.net· Sources