Œuvres complètes (poésies), 1826‑1846· Poésies diverses
Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille,Vive et preste comme un oiseau :A la main une fleur qui brille,A la bouche un refrain nouveau.
C’est peut-être la seule au mondeDont le cœur au mien répondrait ;Qui venant dans ma nuit profondeD’un seul regard l’éclairerait !…
Mais non, — ma jeunesse est finie.Adieu, doux rayon qui m’a lui, —Parfum, jeune fille, harmonie.Le bonheur passait — il a fui !
1831.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Michel Lévy frères, 1877· numérisation gallica.fr· Sources