Petits châteaux de Bohême, 1853· Troisième château· Lyrisme
Espagne
Mon doux pays des EspagnesQui voudrait fuir ton beau ciel,Tes cités et tes montagnes,Et ton printemps éternel ?
Ton air pur qui nous enivre,Tes jours, moins beaux que les nuits,Tes champs, où Dieu voudrait vivreS’il quittait son paradis.
Autrefois ta souveraine,L’Arabie, en te fuyant,Laissa sur ton front de reineSa couronne d’Orient !
Un écho redit encoreA ton rivage enchantéL’antique refrain du Maure :Gloire, amour et liberté !
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits châteaux de Bohême, Paris, E. Didier, 1853· numérisation gallica.fr· Sources