Petits châteaux de Bohême, 1853· Premier château· Odelettes
Pensée de Byron
Par mon amour et ma constanceJ’avais cru fléchir ta rigueur,Et le souffle de l’espéranceAvait pénétré dans mon cœur ;Mais le temps qu’en vain je prolongeM’a découvert la vérité,L’espérance a fui comme un songe…Et mon amour seul m’est resté !
Il est resté comme un abîmeEntre ma vie et le bonheur,Comme un mal dont je suis victime,Comme un poids jeté sur mon cœur !Dans le chagrin qui me dévore,Je vois mes beaux jours s’envoler…Si mon œil étincelle encoreC’est qu’une larme en va couler !
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits châteaux de Bohême, Paris, E. Didier, 1853· numérisation gallica.fr· Sources