Poèmes de l’Amour, 1924
LXXII. « À présent que j’ai bien connu »
À présent que j’ai bien connuTon visage calme et suave,Et, dans leur repos triste et brave,L’allongement de tes doigts nus,
Comment voudrais-tu qu’autre choseNe provoquât pas mon dédain ?Comment aimer encor la roseVaine et fringante des jardins ?
Comment goûter avec folie,Comme je faisais autrefois,Les grandes feuilles amolliesQui forment le dôme des bois ?
Comment vanter l’azur ? Ah ! puis-jeChanter encor les vastes cieux,Moi qui chancelle du vertigeDe voir, dans le bleu de tes yeux,Le profond espace !Ô prunellesAnxieuses, au fond desquellesTournoie une noire hirondelle…
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 1(abba) 2(abab) 1(ababccc)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains, 1 septain
- Mots à la rime
- a connu / nus masculine, non classiqueb suave / brave féminine, classiquea chose / rose féminine, classiqueb dédain / jardins masculine, non classiquea folie / amollies féminine, non classiqueb autrefois / bois masculine, classiquea puis-je / vertige féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquec espace / prunelles / desquelles / hirondelle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 2.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources