Poèmes de l’Amour, 1924
CVIII. « Ce n’est pas cet excès qui m’enivre et m’accable »
Ce n’est pas cet excès‖ qui m’enivre et m’accableQui te rend si cher à mon cœur ;La passion déçoit,‖ tant le sort est instable ;L’on souhaite en être vainqueur ;
Mais il est des moments‖ oisifs comme des palmesQui rendent légers et contents,Et je m’attache à toi‖ par ces jours lents et calmesOù je ne t’aime pas autant…
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (4 de 8, 4 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a m’accable / instable féminine, classiqueb cœur / vainqueur masculine, classiquea palmes / calmes féminine, classiqueb contents / autant masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources