Poèmes de l’Amour, 1924
CVII. « Vivre, c’est désirer encor »
Vivre, c’est désirer encor ;Le courage, c’est l’espérance ;Quand l’esprit se meurt de souffrance,On sent parfois rêver le corps.
— La triste enfance, que harasseL’énigme oppressante des jours,A hâte d’appuyer sa faceAu dur visage de l’amour.Le songeur poursuit dans l’espaceQue parfument les bleus étésD’aériennes voluptés.Le désir et l’anxiétéCherchent un sort qui les délasse.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abba] 1[abab] 1[abbbaa]
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains, 1 sizain
- Mots à la rime
- a encor / corps masculine, non classiqueb l’espérance / souffrance féminine, classiquea harasse / face féminine, classiqueb jours / l’amour masculine, non classiquec l’espace / délasse / passe féminine, classiqued étés / voluptés / l’anxiété masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 1.9
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources